La ville de Bafoussam a célébré du 16 au 19 novembre 2020, les succès de la construction des 20 premiers kilomètres, sur 16 tronçons, entièrement réalisés à base du Béton compacté au rouleau (BCR).

A travers une campagne de vulgarisation et de mobilisation citoyenne autour de la réalisation des chaussées en BCR, le Programme C2D « Capitales régionales », la Commune de la ville de Bafoussam, et le groupement Razel Bec / Razel Cameroun, sous la conduite du ministère de l’Habitat et du développement urbain, a tenu à partager avec les populations riveraines, dans une dynamique participative, le bien-fondé de cette nouvelle technique, mise en œuvre pour la toute première fois au Cameroun, dans la ville de Bafoussam.

Approche participative

Au terme des quatre jours d’échanges et d’explications populaires, au niveau des carrefours Evêché, Cebec Tougang village, Kouogouo Touristique au village Bamougoum, nourris et enrichis par les précisions des ingénieurs de l’entreprise Razel, qui a réalisé ces premiers 20 kilomètres, sous le contrôle technique des experts de l’entreprise Egis, il en ressort que cette nouvelles technique de construction des chaussés, expérimentée avec succès dans plusieurs pays à travers le monde, vise à augmenter substantiellement la durée de vie de la chaussée, entre 15 et 20 ans, tout en réduisant de façon significative les coûts de construction et d’entretien de ces routes, comparativement aux chaussées en béton bitumineux, dont la technologie et les intrants, comme le Bitume par exemple, sont beaucoup plus onéreux et ne sont pratiquement pas à la portée des Communes et des Mairies des villes, qui souffrent véritablement de ce problème des routes.

Bravant ainsi toutes les contraintes techniques, ainsi que l’épineuse question de libération des emprises, 16 tronçons routiers ont été exécutés avec succès dans la ville de Bafoussam, sur un linéaire total de 20 kilomètres. Il s’agit notamment des voies de contournement du centre commercial, allant du Carrefour le Maire au 3ème Carrefour Evêché (1,032 km), du 3ème Carrefour Evêché au 2ème Carrefour Evêché (373 m), du tronçon Mobil Oil Libya (entrée chefferie Bafoussam) – Carrefour Socada – Stade Omnisport – Camp sable (4,246 km), et de l’axe Carrefour Binam – Carrefour Tougang village – Entrée hôpital régional (3,362 km).

Consistance des travaux

Dans le cadre de cette belle expérience du BCR dans la ville de Bafoussam, les voies de désenclavement des quartiers populeux ont été construites dans le strict respect des normes et caractéristiques règlementaires, avec une couche de chaussée de 15 à 18 cm d’épaisseur, le traitement des marécages et la pose des pavés dans certaines zones critiques. Il s’agit des tronçons Hôtel de l’unité – Marché Casablanca (315 m), Hôtel Atitel – Marché Casablanca (321 m), Sortie marché Casablanca (face entrée commissariat du 3ème arrondissement) – Marché Casablanca (310 m), Marché Casablanca – Pont Pacddu (Kamkop) – 3ème carrefour Gouache (625 m), SCB Crédit lyonnais/SGBC 6 Tougang village – Marché B (1,786 km), Lycée classique – Gabon Bar – Zone industrielle (2,161 m), Afrique construction Tyo ville – Lycée Baleng (1,075 m), Carrefour hôtel de ville – Carrefour stade omnisport (1,509 m), Hôtel de ville – Premier ouvrage hydraulique (280 m), Nouvelle route Evêché – Pont Pacddu (Bamendzi) – Entrée école publique groupe III (714 m), Entrée polyclinique Tagne – Stade municipal – Premier carrefour Evêché (1,657 m), Premier carrefour Evêché – 2ème carrefour Evêché (554 m), Carrefour Madelon – Copobit – Pont Kilompo – Route vers les Brasseries (1,643 m), Stade municipal – Carrefour Halhadji – Pont Evêché (713 m), et l’axe Stade municipal – 3ème carrefour Evêché (652 m).

Reactions

Francis Woubeng Voufo, Ingénieur VRD, représentant la Mission de contrôle EGIS Cameroun

Nous avons effectivement mis en œuvre avec succès le BCR ici dans la ville de Bafoussam, notamment sur les 20 premiers kilomètres qui nous ont été confiés. Il faut dire qu’il s’agissait là d’une première expérience de cette nouvelle technique au Cameroun. Le BCR c’est un béton maigre, sans armature avec très peu d’eau et donc l’affaissement est nul. Nous pouvons vous rassurer que ces travaux réalisés avec ce BCR ont une durée minimale de 15 ans, jusqu’à 20 ans, sans problèmes d’entretien, ni nécessité d’intervention. Ce qui réduit considérablement les coûts par rapport au béton bitumineux que nous avons souvent l’habitude d’utiliser pour les routes. Voilà près de 28 mois déjà que nous sommes sur le terrain, les routes sont là, et les populations sont satisfaites du travail qui a été abattu. Toutes les assurances techniques sont garanties pour ces ouvrages, avec les tests validés dans les laboratoires de Razel et les certifications du Labogenie. Cette technique de construction des routes à base du BCR a été prouvée avec succès au Canada, au Nigéria, ou encore en Egypte, et jusqu’à présent dans ces pays, ces routes sont là, solides et durables. Pourquoi pas au Cameroun également. Surtout que l’entreprise Razel qui a réalisé ses travaux, a une forte dose d’expertise dans ce domaine. Il revient dans aux populations riveraines, de faire bon usage de ses belles routes, dans un esprit de civisme et de discipline. Car, c’est pour elles que nous réalisons tous ces ouvrages. Et sur nos différents chantiers, comme vous l’avez bien constaté, la main d’œuvre locale, notamment les jeunes de ces quartiers de Bafoussam, ont fortement été utilisés, conformément aux instructions fermes de madame le ministre de l’Habitat et du développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, en sa qualité de Maitre d’ouvrage.

Mathias Negeu, riverain du quartier Kouogouo à Bafoussam

Nous avons traversé des difficultés énormes sur cette route, avec les trous partout, la boue en saison de pluie et la poussière en saison sèche. Pour rentrer au quartier c’était vraiment compliqué, même les motos refusaient de venir ici pour nous transporter. On marchait à pied pour aller à l’école, ou encore pour aller en ville. Il n’y avait pas de rigoles, quand l’eau des pluies arrivait depuis le haut là-bas, c’était les inondations partout dans les maisons. Mais avec cette nouvelle route, nous sommes vraiment soulagés, nous sommes déjà ici comme à petit Paris. Nous disons merci à Razel pour ces travaux qui sont bien réalisés. Maintenant, nous réclamons aussi l’éclairage sur cette route, pour la rendre encore plus belle. Car avec l’obscurité, il y a les agressions.

Mme Rosine Mawe, Secrétaire de l’association des femmes de Kouogouo village à Bamougoum

Nous sommes très contentes de cette route. Nous avons trop souffert ici pour aller au marché en ville et même dans nos champs. Les motos refusaient même de nous porter avec nos bagages à cause des cassis et des trous sur la route. On marchait à pied avec nos bagages sur la tête. Aujourd’hui, la moto passe même déjà devant nos portes, avec 100 F, tu es directement en ville. Notre chef du quartier nous a même mis la lumière dans notre secteur et nous sommes vraiment à l’aise. Nous disons merci au gouvernement, merci à notre Maire de la ville de Bafoussam, merci à Razel, et grand merci à notre maman, madame le ministre Ketcha Courtès.

Barthélémy Temte, moto-taximan à Bafoussam

Les mots me manquent vraiment pour vous expliquer comment nous sommes contents pour cette route. Avec ce goudron, maintenant, nous travaillons ici sans problèmes. On a beaucoup de clients et on peut facilement contourner par ici pour éviter les embouteillages du centre-ville. Avant, on ne pouvait même pas monter la colline ci en saison des pluies, avec les gros trous partout. Nous les moto-taximen de Bafoussam, nous disons merci au Maire de la ville et un grand merci au Président Paul Biya, pour cette grande réalisation.

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