Cameroun – Investissements dans le secteur de l’eau : Les inégalités de sexes au centre des préoccupations

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Le programme eau, climat, développement et genre (WACDEP-G), a été officiellement lancé au Cameroun le 24 février 2021 à Yaoundé.

Le partenariat national de l’eau du Cameroun (Global water partnership), en abrégé GWP-Cmr, en collaboration avec le ministère de l’eau et de l’énergie (Minee), a organisé un atelier multisectoriel le mercredi 24 février 2021 à l’hôtel Toun’gou de Yaoundé, pour le lancement du programme eau, climat, développement et genre (AIP-WACDEP-G) au Cameroun. Un programme à la fois novateur et révolutionnaire, qui vise à terme, la prise en compte des questions de genre, notamment les inégalités entre les sexes, dans la gestion des ressources et la planification des investissements dans le secteur de l’eau en Afrique.
Car, suivant les résultats des études réalisées par le partenaire Global water partnership, et présentés clairement par Murielle Elouga, chargée du programme WACDEP-G Cameroun : « sur l’ensemble du continent africain, les investissements et le renforcement des institutions par le biais des projets d’adaptation aux changements climatiques et à l’eau, ne sont généralement pas sensibles au genre ou à l’égalité des sexes. Or, l’égalité des sexes est essentielle pour que le secteur de l’eau se développe et contribue efficacement aux objectifs de développement durable en général ».
La phase pilote de ce programme qui a débuté le 1er avril 2020, dans cinq pays et cinq bassins transfrontaliers que sont, l’Ouganda et le bassin Kagera du lac victoria, en Afrique de l’Est, la Tunisie et le système aquifère du Sahara, en Afrique du Nord, la Zambie et le bassin du fleuve Zambèze, en Afrique Australe, ou encore le Benin et le bassin de Volta, en Afrique de l’Ouest, se poursuivra au Cameroun, avec le bassin du lac Tchad, en Afrique centrale. Il était donc question de mobiliser et de sensibiliser à l’occasion de ce séminaire de Yaoundé, tous les acteurs du secteur de l’eau, à savoir l’Etat, le secteur privé, les collectivités territoriales décentralisées, la société civile, les institutions de recherche, les partenaires techniques et financiers, entre autres, pour une meilleure appropriation de cette problématique fondamentale.
Au terme de ces travaux, que ce soit madame Pélagie Ngo Biemble, Chef de la cellule du système d’information sur l’eau, au Minee, ou encore le secrétaire exécutif de Global water partnership Afrique centrale, monsieur Hycinth Banseka, le sentiment d’optimisme et de satisfaction est le même, car les objectifs du programme ont largement été atteints. Et la forte participation des acteurs majeurs de cette vision, à l’instar du Ministère de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire, reste tout de même un gage d’assurance, de crédibilité et d’optimisme pour le plein succès dans la mise en œuvre de ce programme au Cameroun.


Samuel Bondjock

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