Cameroun – Réseau interconnecté Nord : Voici les causes des délestages dans le Septentrion

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A l’occasion d’un atelier sur l’optimisation du dispatching de l’énergie électrique o travers le triangle national, organisé à Douala le 22 juillet 2021 par l’agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel), le ministre de l’Eau et de l’énergie, Gaston Eloundou Essomba a tenu à éclairer l’opinion publique, sur les véritables causes des perturbations énergétiques survenues ces derniers temps, dans les trois régions septentrionales du Cameroun.


Suivant les éclairages de Gaston Eloundou Essomba, il faut retenir que le système électrique du Cameroun fait face depuis quelques années à des difficultés qui impactent de manière significative la fourniture de l’énergie électrique dans les ménages et dans les industries. A cet effet, le constat général est que, ces problèmes se posent différemment sur l’ensemble du territoire national, selon que l’on se trouve dans l’un des trois réseaux du pays, à savoir le réseau interconnecté Nord (RIN), le réseau interconnecté Est (RIE) et le réseau interconnecté Sud (RIS). Pour ce qui est du réseau interconnecté Nord (RIN), qui couvre les trois régions septentrionales, que sont l’Adamaoua, le Nord et l’Extrême-Nord, l’une des causes des délestages, sinon la principale, est actuellement la mauvaise pluviométrie, qui est à l’origine d’une crise hydrologique aiguë, ayant entraîné une baisse importante du niveau d’eau au niveau du barrage de Lagdo, qui est le principal ouvrage de production de l’énergie électrique dans ce RIN.


Ce barrage étant construit au départ, pour une puissance installée de 72 Mégawatts (Mw), mais qui en réalité, ne produit en période d’hydrologie normale que 61 MW. Et avec cette crise hydrologique enregistrée ces derniers temps dans le Septentrion, l’ouvrage atteint à peine une production de 20 MW. D’où le déficit réel observé sur le terrain. Au-delà des problèmes liés à la production, il y a également lieu de s’attarder sur le phénomène des chutes des poteaux en bois et des surcharges des équipements, qui sont très récurrents dans ces régions du grand-Nord. Et pour pallier à ce déficit de production de l’énergie électrique dans le RIN, en attendant des solutions beaucoup plus pérennes, une partie de la centrale thermique d’Ahala à Yaoundé, a été démantelée, soit 27 groupes électrogènes transférés au total, pour le renforcement énergétique de ces régions du pays. Ces groupes ont été respectivement installés en appui, aux centrales thermiques de Ngaoundéré, Garoua et Maroua. Mais très bientôt, au regard des éclairages du ministre Gaston Eloundou Essomba, la situation reviendra à la normale.


Samuel Bondjock

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