Journée mondiale des toilettes : 450 000 personnes vivent sans toilettes au Cameroun.

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La journée mondiale des toilettes a été célébrée par le ministère de l’Eau et de l’énergie (Minee), le 19 novembre 2021 à Yaoundé, de concert avec l’Unicef, sous le thème « Valorisons nos toilettes ».


A travers cette interpellation, le ministre de l’Eau et de l’énergie, Gaston Eloundou Essomba, entend porter très haut la sensibilisation des populations sur l’urgence d’améliorer en quantité et en qualité la nature des lieux d’aisance, communément appelés toilettes, aussi bien dans les domiciles, que dans les espaces publics. Et la présence du représentant de l’Unicef à ses côtés ce jour, Moustapha Harouna, traduit incontestablement l’appropriation de cette problématique par le système des nations unies. Et pour l’opérationnalisation de cette dynamique, les collectivités territoriales décentralisées sont un maillon essentiel, en ce qui concerne la transformation des comportements et des habitudes des populations.
Pour Moustapha Harouna : « l’accès aux toilettes est un droit fondamental, au même titre que le droit à l’éducation, à la santé, à l’administration publique, etc… Malgré les efforts entrepris par le gouvernement camerounais, avec l’appui de ses partenaires, il y a encore environ 450 000 personnes qui n’ont pas accès aux toilettes. Nous devons donc redoubler d’effort pour combler ce gap, aussi bien au niveau individuel, au niveau familial et au niveau communautaire. Nos municipalités aujourd’hui à l’ère de la décentralisation, ont désormais ces compétences transférées, dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. Celles-ci doivent donc accompagner l’Etat, dans l’atteinte de ces objectifs de développement durable (ODD) d’une part, et dans la réalisation des objectifs fixés dans la stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), d’autre part. il est donc important et rentable de s’investir dans les toilettes, car selon certaines études, un investissement de un dollar dans les toilettes, génère des retombées d’environ quatre dollars, en plus d’améliorer substantiellement les conditions de vie des populations. Imaginez un temps soit peu, des écoles, des centres de santé, des lieux de commerces, sans toilettes, avec surtout la recrudescence des pandémies comme le choléra, la covid-19 etc…».
Un vision entièrement partagée par le sous-directeur de l’assainissement liquide au ministère de l’Eau et de l’énergie, Idriss Kouotou Njoya, qui précise que : « le minee intervient ici dans le cadre de sa mission de sensibilisation et de promotion des activités liées à l’assainissement liquide, notamment, dans le traitement des déchets depuis la base qui est la toilette, jusqu’à une station de traitement des boues de vidange. Il est donc question de lever ce tabou qui existe autour des toilettes, afin que chacun d’entre nous prenne conscience de cette problématique centrale dans la vie humaine. Concrètement, avec la stratégie ATPC (assainissement totale pilotée par la communauté), mise sur pied par le minee, le Cameroun est passé d’un taux de défécation en plein air de 7% à 5%, en trois ans. Et actuellement, une autre stratégie, dénommée stratégie du marketing de l’assainissement, est en cours de développement au minee, afin de faciliter l’accès des toilettes aux populations, dans les ménages et dans les lieux publics. A cet effet, à travers un programme en cours, le Minee entreprendra de construire des toilettes publiques dans les 360 Communes du Cameroun. Des toilettes autonomes, équipées en eau et en énergie ».
Samuel Bondjock

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