Cameroun – Président de la Fécafoot : Mérite et reconnaissance nationale pour Samuel Eto’o Fils.

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Face à Seidou Mbombo Njoya, Samuel Eto’o Fils a été brillamment élu président de la fédération camerounaise de football (Fécafoot), le 11 décembre 2021, avec un score de 43 voix contre 31.

Le samedi 11 décembre 2021 restera à jamais gravée dans les annales du football camerounais. Des stades de football aux bureaux feutrés de Tsinga, Samuel Éto’o Fils, vient de réaliser un véritable exploit, en battant à plate couture, Seidou Mbombo Njoya, par 43 voix contre 31.

En cette veille de la coupe d’Afrique des nations de football Total énergie Cameroun 2021, qui débutera le 9 janvier 2022, un énorme challenge attend le quadruple ballon d’or africain. Comme un Moïse, ou un Messi, le 9 national promet de conduire les footballeurs camerounais vers la terre promise, à travers des réformes structurelles, pour l’amélioration des conditions de travail de ces acteurs majeurs du football.

En remportant cette élection du 11 décembre 2011, Samuel Éto’o Fils vient de marquer le plus beau but de sa carrière footballistique. À 40 ans, il opère une véritable révolution dans la gestion du football camerounais, car jusqu’à présent, la fédération camerounaise de football n’avait jamais été dirigée par un footballeur. Ainsi, Samuel, le 9 national, le pichichi, a réussi à fédérer autour de lui, tous ses pairs et tous ses aînés. Soutenu par le Collectif des Anciens lions indomptables et par le Syndicat National de footballeurs du Cameroun. De Roger Milla à Lauren Étamé Mayer, en passant par Carlos Kameni, Joseph Antoine Bell, Patrick Mboma, Rigobert Song Bahanag, pour ne citer que ceux-là, Samuel a pu enregistrer un véritable consensus, mettant ainsi en exergue un soutien indéfectible derrière l’ex-capitaine des lions indomptables. Pour se faire, le pichichi a dû faire un véritable périple dans tout le Cameroun, pour rencontrer les délégués et des hautes personnalités, à l’instar du richissime homme d’affaires, Baba Ahmadou Danpullo, Samuel Mvondo Ayolo, Directeur du Cabinet Civil à la Présidence de la république, ou encore Junior Biya, entre autres…

Si la victoire de Samuel Eto’o Fils a surpris plus d’un, au regard de sa popularité et du réseau sociaux, il était inconcevable de penser que Seidou Mbombo Njoya devait être reconduit à la tête de la Fécafoot, au regard de son bilan peu reluisant. Il faut dire que Samuel Éto’o, qui a soutenu ouvertement le Président Paul Biya lors des élections présidentielles d’octobre 2018, se voit ainsi propulsé à la tête de l’instance faitière du football camerounais.

Comme Richard Wright dans son célèbre ouvrage Black Boy, où il rencontre ses difficultés et ses tribulations de jeune noir dans une Amérique ségrégationniste, Samuel Éto’o Fils incarne l’esprit de combativité, de persévérance et de ténacité, dans un contexte où le favoritisme et le népotisme sont devenus des modes opératoires.

Samuel Éto’o Fils démontre ainsi à la jeunesse camerounaise qu’on peut sorti d’un quartier comme New Bell à Douala, et devenir une star planétaire, et un grand homme dans le monde. Il symbolise en effet la victoire de la lumière sur les ténèbres, ou encore du prolétariat sur la bourgeoisie.
Très ambitieux, il se murmure que Samuel Eto’o Fils, lorgnerai les sièges de la CAF et de la Fifa.

Samuel Eto’o face à son destin

Le magistère de Samuel Éto’o Fils ne sera pas de tout repos, lui qui a été élu sur la base d’un important programme qui a séduit les délégués de l’assemblée générale de la Fécafoot. Éto’o devra donc d’abord réunir toute la famille du football camerounais et surtout convaincre Abdouraman Baba, Président de l’étoile filante de Garoua, afin d’arrêter ces interminables procès auprès du Tribunal Arbitral de Sport (Tas).

Il doit mettre sur pied une véritable Direction Technique Nationale, qui pourra impulser une nouvelle dynamique au football camerounais.
L’organisation d’un championnat junior dans toutes les 10 régions du Cameroun est indispensable.
Rendre le championnat camerounais véritablement professionnel, afin que les footballeurs vivent enfin de leur art.

Rétablir le contrat de Puma ou alors faire venir un nouvel équipementier sérieux, car Le Coq sportif semble avoir montré ses limites. Faire venir des sponsors pour autonomiser les clubs de ligues 1 et 2, structurer le football féminin, le football jeune, la coupe du Cameroun, etc… Bref, en un mot comme en mille, Samuel Éto’o devra redorer le blason du football camerounais.

Samuel Bondjock

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