Cameroun – Tribune libre du prêtre philosophe Jean Armel Bissi sur l’indignation attendue des patriarches Beti après les agissements en cours de leur fille nudiste sur les réseaux sociaux.

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Christelle Atangana est le nom de famille de Cynthia Fiangan, la jeune compatriote qui fait montre d’iconoclasme sur les réseaux sociaux en ce moment en exposant devant tout le monde son intimité féminine. Avant que son nom de famille ne soit connu, on pouvait encore rester surperficiel sur les interrogations que suscite l’étonnement
que cette jeune fille provoque en toute personne respectueuse de la femme et de la jeune fille au Cameroun.

Désormais, nous savons qu’elle a une identité culturelle. C’est une fille de chez nous. Elle est Beti comme moi. Nous nous sentons une fois de plus déshonorés. En effet, ce n’est pas la première fois qu’une des nôtres est seule à vendre son intimité en public. Nous n’evoquerons pas ses prédécesseures dans ce déshonneur qui va sans cesse galopant.

Nous avons pourtant une culture et nous sommes fiers de nos valeurs. Ceux qui les incarnent sont conviés à prendre en mains leur responsabilité pour dénoncer ce que fait leur fille en ce moment sur les réseaux sociaux.

En effet, Christelle Atangana est en train de causer un grand tort à ses soeurs. Elle donne des autres l’image des personnes sans foi ni loi. On parlera désormais de la fille Beti en référence à celle qui fait honte aujourd’hui en filmant son entrejambe et en le balançant sur les réseaux sociaux. On dira des filles Beti qu’elles n’ont pas honte et qu’elles sont légères à cause de Christelle Atangana. On voudra savoir pourquoi on est si exigeant à la dote d’une fille Beti alors que son comportement est celui connu de Christelle Atangana. À peine une fille Beti aura failli dans son foyer ou dans son cadre professionnel, on l’identifiera à Christelle Atangana. Pourtant, nos sœurs ne sont pas comme elle. Christelle est seule à faire ce qui fâche tout le monde aujourd’hui.

Au nom de notre culture, de nos valeurs, de notre histoire et de la fierté que nous avons d’être nés Beti, nous convions nos autorités traditionnelles et coutumières à prendre la parole pour dénoncer le comportement de Christelle Atangana et pour redorer l’image de la fille Beti qui se retrouve en ce moment ternie suite à des actes isolés des affranchies de nos traditions. On les appelle influenceuses. Mais, leur influence ne peut s’étendre jusqu’à nos valeurs qui sont le sanctuaire de notre identité Beti.

Abbé Jean Armel Bissi, prêtre, enseignant de philosophie, digne fils Beti de Yaoundé ( Cameroun).

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