Cameroun – Plan d’actions 2020-2030 :Le gouvernement recherche 1200 milliards de FCFA pour la restauration des 12 millions d’hectares de terres dégradées.

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Le plan d’actions harmonisé 2020 – 2030 du gouvernement camerounais, pour la restauration des terres et des paysages forestiers dégradés, a été présenté officiellement le 21 septembre 2022 à Yaoundé, par le ministre de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable (Minepded), Hele Pierre.


Les statistiques sont alarmantes, les changements climatiques font ravage, les terres et paysages forestiers se dégradent à travers le monde et ceci à des vitesses inquiétantes, d’où l’urgence d’agir. C’est dans cette dynamique que le ministère de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable, de concert avec les administrations sectorielles et les partenaires, a mis sur pied ce plan d’actions harmonisé pour la période 2020-2030, avec pour objectifs de restaurer 12 millions d’hectares de terres dégradées sur l’ensemble du territoire national ; d’améliorer les conditions de vie des populations ; de lutter contre la désertification, les changements climatiques, pour la préservation de la biodiversité.
Ainsi, une cartographie des zones de dégradation a été réalisée, afin de déceler les signes d’une détérioration de la qualité des terres. Ce plan d’actions permettra à terme au Cameroun, de végétaliser les zones dégradées, jusqu’à inverser le phénomène dans les zones prioritaires, ou à fort risque de dégradation, telles que les savanes de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord ; et les hautes terres de l’Ouest et du Nord-Ouest ; tout en poursuivant les efforts de restauration des zones de mangroves dans le Littoral.


Au Cameroun, cette lutte est intégrée dans la politique de développement durable définis dans la stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30). Par exemple, la région de l’Extrême-Nord regorge 4396,4678 km² de terres dégradées. Cette dégradation est due aux actions physiques (érosion, écroutement, compaction etc), aux actions chimiques (acidification, salinisation, alcalinisation etc), aux activités agroforestières, au développement urbain, à l’industrialisation, aux feux de brousse, ou encore à l’exploitation minière.
Ainsi, selon les éclairages de Payang David, point focal des Nations-unies sur la lutte contre la désertification, par ailleurs point focal AFR100 au Minepded : « dans l’évaluation des actions prioritaires à menées dans les zones septentrionales du Cameroun, où ce phénomène est beaucoup plus accentué, le gouvernement, via le Minepded, sollicite des partenaires un financement de 8,8 milliards de FCFA. Et d’ici 2030, dans l’objectif global de restaurer l’ensemble des 12 millions d’hectares de terres dégradées, le Cameroun aura besoin d’une cagnotte d’environ 1 200 milliards de FCFA, soit 150 à 200 dollars par hectares de terres à restaurer selon des études réalisées ».


Pour le ministre Hele Pierre : « Nous avons pris un engagement international que d’ici 2030, les 12 millions d’hectares de terres dégradées que nous avons répertorié au Cameroun, doivent être totalement restaurées. Car notre vie en dépend fortement, en ce sens que la biodiversité est indispensable à la vie de l’Homme sur terre, aussi bien dans le domaine climatique, de la santé, de l’alimentation, du bien-être, du cosmétique, etc. Par conséquence, si nous perdons cette biodiversité à travers la dégradation des terres, c’est très dangereux pour l’Homme, avec le réchauffement climatique, les gaz à effet de serre etc. Nous avons donc pour obligation vitale de restaurer ces terres dégradées ».
Samuel Bondjock

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