Cameroun – Repenser la politique énergétique en Afrique : Yaoundé abrite l’atelier scientifique.

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Le ministre camerounais de l’eau et de l’énergie, Gaston Eloundou Essomba, a ouvert le 24 octobre 2022 à Yaoundé, un séminaire panafricain de formation en politique et économie de l’énergie, qui s’étendra jusqu’au 5 novembre 2022.


Avec la participation d’une dizaine de pays africains parmi lesquels le Mali, le Gabon, le Burkina Faso, la Guinée, le Congo, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Cote d’Ivoire, Djibouti, Madagascar, le Burundi, la Mauritanie, le Benin et le Cameroun, l’objectif principal de cet atelier de deux semaines est de doter les acteurs majeurs de ce secteur d’activité, des aptitudes et des outils dont ils ont besoin, pour construire ces politiques publiques et en assurer une mise en œuvre réussie dans leurs pays respectifs.
Le contexte ici étant marqué par les défis énergétiques et climatiques qui secouent l’Afrique, qui regorge en 2022, plus de 600 millions de personnes n’ayant pas accès à l’électricité, ni à une autre forme d’énergie à des fins productives, notamment en milieu rural. D’où l’urgence de ce second séminaire, organisé par le ministère de l’eau et de l’énergie (Minee), en partenariat avec Enda-Energie et l’institut de la francophonie pour le développement durable (IFDD), qui est l’organe subsidiaire de l’organisation internationale de la francophonie (OIF), après celui de 2011, afin de saisir ces opportunités, pour repenser la planification énergétique en Afrique.


Pour Secou Saar, Directeur d’Enda-Energie, une organisation internationale basé au Sénégal et qui s’occupe des questions énergétiques et des changements climatiques pour la résilience des communautés : « Nous sommes réunis ici à Yaoundé au Cameroun, pour des formations en politique et économie de l’énergie en Afrique, avec une trentaine de participants, venant d’une dizaine de pays africains. L’objectif étant de permettre aux participants de maitriser les enjeux liés à l’accès à l’énergie, mais également les enjeux liés aux changements climatiques. Car, il s’agit en effet des deux défis auxquels l’Afrique est confrontée aujourd’hui. Et pour arriver à ces transformations structurelles, il est important pour l’Afrique de repenser ses politiques énergétiques, afin que chaque pays puisse atteindre ses objectifs en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre, conformément à l’accord de Paris. Mais aussi, accélérer l’accès à l’énergie, avec une forte introduction des énergies renouvelables ».


A l’occasion de ces travaux de Yaoundé, les attentes du Cameroun sont d’ailleurs énumérées par le Directeur des énergies renouvelables et de la maitrise de l’énergie, Nkue Valerie, qui précise que : « face aux difficultés que nous connaissons en terme d’approvisionnement en énergie électrique, à cause des changements climatiques, l’exemple récent du barrage de Lagdo nous le renseigne à suffisance, avec la baisse de la pluviométrie qui à asséché le fleuve Benoué, entrainant d’énormes perturbations énergétiques dans la partie septentrionale du pays. Aujourd’hui par exemple, nous avons des problèmes d’approvisionnement en gaz, hier c’était le carburant. Tout ceci, associé à la crise en Ukraine, avec la pandémie du Coronavirus, il est urgent de repenser nos politiques énergétiques, pour tenir compte de notre souveraineté et de notre indépendance énergétique, notamment avec une ouverture vers les énergies renouvelables. Et là-dessus, nous sommes naturellement assez fournis, pour pouvoir garantir une certaine autonomie en matière de production de l’énergie électrique. Et à cet effet, l’objectif de cette formation est de capaciter nos responsables, nos chercheurs et nos experts camerounais, au même titre que ceux de toutes les autres délégations africaines présentes à Yaoundé ».
Samuel Bondjock

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