Cameroun – Tribune libre du prêtre Philosophe Jean Armel Bissi sur la brise fraîche qui souffle sur la Fécafoot à quelques encablures du mondial de football Qatar 2022.

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Les lions indomptables du Cameroun viennent de quitter le sol camerounais pour le Qatar. Ils sont des grandes équipes qui se disputeront le trophée du mondial de football qui se jouera du 20 novembre au 18 decembre 2022. Comment ne pas etre marqué de la bonne ambiance qui règne dans la fédération camerounaise de football, Fecafoot, au moment où ces événements se déroulent ?

  1. La fin de l’interminable revendication des primes avant le mondial.

Les lions indomptables de l’expédition Qatar 2022, contrairement à ceux qui avaient souvent représenté le Cameroun lors des autres coupes du monde de 1982 à 2014, n’ont pas eu des problèmes de primes de matches. Tout est clair et rien ne remet en cause la bonne foi de l’instance faîtière du football camerounais que tient en ce moment Samuel Eto’o Fils. L’ ere des discours politiques creux est révolue. On n’a plus vu une autorité gouvernementale tourner la langue dans tous les sens dans le seul but de dire aux lions d’aller en coupe du monde en fermant les yeux sur leurs primes. On se souvient de la mauvaise foi, du desamour et surtout du manque de sérénité que cela causait souvent au sein de la tanière avant chaque mondial. Désormais, on n’en parle plus puisque les primes des joueurs sont virées vers ceux-ci. Le désordre d’antan est terminé.

2- Un voyage vers le mondial bien anticipé

Les lions indomptables quittent le Cameroun deux semaines avant leur premier match de poule. Ils sont déjà au Qatar et se préparent à entrer en compétition sans aucun complexe. C’est aussi une nouveauté. Par le passé, beaucoup de lourdeurs présidaient à l’entrée en compétition des lions indomptables. On se souvient de l’expédition de 1990 où ils arrivent au mondial un jour seulement avant leur premier match. On ne saurait oublier Coree-Japon 2002 où les lions se retrouvent à Paris sans savoir comment faire pour rejoindre l’Asie. Ils vont tellement trainer sur le sol français au point où ils arrivent au mondial une fois de plus à la veille de leur premier match. Tout ce désordre n’aidait en rien et justifiait l’état d’esprit dans lequel nos footballeurs passaient la compétition. Le cœur était non pas au jeu mais à des soucis nés d’un encadrement quelconque.

3- L’ harmonie dans les rangs de l’équipe.

On observe une sélection unie, soudée et surtout ambitieuse. Tous les joueurs attendus n’ont pas été convoqués par le coach Rigobert Song. Mais, le groupe actuel est loin de decevoir. Il faut faire confiance au gardien de buts André Onana, souhaiter de la dextérité devant les goals à nos attaquants Toko Ekambi, Choupo Moting, Vincent Aboubacar ou encore Mbeumo. Il n’y a aucun doute à émettre sur le milieu de terrain que tiendront Zambo Anguissa, Hongla ou encore Fai Collins. S’il a pris de l’âge, il n’est cependant pas fini. Nicolas Nkoulou fera sa défense aux côtés de Castelleto et d’autres nouveaux visages. Bref, on va au Qatar pour gagner.

4- Une fédération tenue par un homme providentiel, Samuel Eto’o.

Dans ses fonctions depuis bientôt un an, Samuel Eto’o fait renaître le football camerounais. Il est présent partout, veille sur tout et coordonne tout. À son actif, un nouvel équipementier qui honore ses engagements. One all Sport est un partenaire fiable. Eto’o nous a libérés d’un précèdent équipementier dont les torts sur la fédération sont multiples. Samuel Eto’o vient aussi de revaloriser le championnat local. C’est surtout l’homme d’une gestion financière limpide et responsable. On n’entend plus parler des primes détournées à la fecafoot, des salaires non versés, des factures non honorées et surtout du marchandage des postes dans la sélection. Les temps sont nouveaux avec Samuel Eto’o. Ce compatriote est de beaucoup de messianisme dans la gestion actuelle du football camerounais. Nous lui souhaitons de continuer dans cette lancée afin que le football redevienne la fierté du peuple camerounais.

Ce mondial, nous l’abordons avec la même assurance que les autres nations de football. Nous souhaitons entente, dextérité, compétitivité et surtout fair-play à nos valeureux lions. Rien n’exclut que le trophée revienne au pays le 18 decembre 2022.

Jean Armel Bissi, prêtre, enseignant de philosophie et chroniqueur ( Cameroun)

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