
L’ambassadeur de France au Cameroun, S.E. Sylvain Riquier, en compagnie de Madame le Ministre de l’Habitat et du développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, ont effectué une visite d’inspection et d’évaluation des chantiers du projet « Yaoundé cœur de ville », le 27 janvier 2026.

L’objectif essentiel de cette visite était entre autres, de procéder à une inspection technique du niveau d’avancement physique des travaux de ce projet, estimé actuellement à 12% de taux d’exécution, sur sa composante structurante. Il était également question d’évaluer les contraintes opérationnelles, notamment les retards liés à la libération des emprises et à la mise en œuvre du Plan d’action de réinstallation. Afin de prescrire des orientations stratégiques et opérationnelles pour garantir le respect des délais contractuels.

A l’issue de cette visite d’inspection, il à été recommandé aux entreprises d’élaborer et de transmettre leurs plannings d’achèvement des travaux ; d’intensifier la signalisation temporaire des chantiers, avec les différents panneaux usuels, de prescription, de danger, de travaux et d’indication.

Les maires quant à eux, ont été invités à sensibiliser les populations impactées, pour une meilleure appropriation de ces travaux, ainsi que le maintien de la salubrité après ces travaux. Tandis que le Gouverneur de la Région du Centre et les Préfets, sont chargés de veiller, en liaison avec les Forces de Maintien de l’ordre, de la gestion du trafic pendant les travaux, afin de diminuer les risques d’embouteillages.

Il faut dire que, selon Madame le Ministre : « Ce projet « Yaoundé Coeur de ville », aux côtés de plusieurs autres projets urbains en cours de réalisation dans la cité capitale, vise à moderniser la physionomie de la ville et à optimiser la mobilité urbaine dans les grands axes et carrefours de la ville. À l’instar du carrefour Mvan, carrefour Elig-Effa, carrefour Awae Escalier, ou encore le carrefour Sous-Manguier ».

En effet, dans sa composante 1, concernant les travaux Structurants (Aménagements de grande envergure), confiés au Groupement RAZEL CAMEROUN SA / RAZEL BEC SAS, pour un montant global de 35 889 337 566 FCFA TTC, pour un délai d’exécution de 30 mois ; Ceux-ci cibles les points de congestion majeurs de la ville. Notamment le Pôle Mvan, avec le réaménagement complet du carrefour, avec mise en place de feux de signalisation et requalification des rues adjacentes (8.078, 8.055, 8.162), en 2×2 voies sur des linéaires significatifs. Ces travaux concernent également la construction d’une gare routière moderne sur 02 hectares, incluant 1 500 m² de bâtiments.

Le Pôle Elig-Effa / Messa, quant à lui, concerne la réalisation d’un passage souterrain à gabarit réduit, de 123 mètres de long, sous la rue 2.700, avec l’aménagement d’un giratoire et d’un square urbain paysager de 3 000 m². La construction d’une nouvelle gare routière de 8 500 m², en remplacement de la gare actuelle, afin de rationaliser le transport vers cette sortie de la ville.
S’agissant de la composante 2, sur les actions à impacts Rapides, concernant les aménagements de proximité, pour un montant de 3 085 098 390 FCFA TTC, exécutée par RAZEL CAMEROUN, celle-ci vise des résultats immédiats sur la fluidité et le confort des populations. Notamment, les travaux d’aménagement léger au niveau des carrefours Awar Escalier et Sous-Manguier, en incluant la réfection de la chaussée, l’assainissement, et l’installation de la signalisation lumineuse tricolore. L’aménagement de terminus et d’arrêts minibus, sur la rue Marcel Jezouin (Trésor) et l’avenue Mvog Fouda Ada (SOA), avec des quais, des auvents et des blocs sanitaires. L’aménagement des allées piétonnes et des voies d’accès sécurisées pour les établissements scolaires, avec une méthodologie de « Pépinière Urbaine », en impliquant les populations locales, est également intégré dans le projet.

La consistance des travaux de cette composante inclue entre autres les travaux de réhabilitation du tronçon « Entrée Hôpital Central – Carrefour Messa – Marché Mokolo », et du tronçon « Carrefour Entrée Résidence PM – Entrée arrière ENAM – Intersection Rue quartier Général », exécuté par l’entreprise RAZEL. Ledit projet en cours d’exécution connait un taux d’exécution de 37% sur la tranche ferme.
Toujours dans le cadre de ce projet Yaoundé Cœur de ville, il est envisagé la construction des points de regroupement moderne des déchets dans la ville de Yaoundé, pour une enveloppe globale de 1,1 milliards de FCFA. Soit
100 millions de FCFA en gestion centrale, pour la construction de 03 refuges modernes et 02 abris bacs (marché Etoudi ; marché Mokolo ; Santa Lucia – Ahala ; Immeubles Ministériels N°1 et N°2). Et 1 milliard de FCFA à transférer au Délégué Régional MINHDU/Centre, par délégation ponctuelle, pour l’exécution des travaux de construction des points de regroupement des déchets dans les sept (07) Communes d’Arrondissement de la ville de Yaoundé, suivant la décision n°0138/E/2/D/MINHDU/SG/DAG/SDBMM/SBM du 23 avril 2025.
Il faut dire que, pour ce qui est des travaux exécutés en gestion centrale par le groupement PREST-QUA-SUP /ESCOM, pour un délai initial de 4 mois, le taux d’exécution à date est de 49%, contre une consommation des délais de 150%. Au regard de ce retard, une lettre d’observation et une mise en demeure ont été servies à l’entreprise. À ce jour, il convient de relever que les travaux ont repris sur le terrain par la poursuite des travaux d’exécution du refuge d’Ahala -Santa Lucia et le démarrage du refuge de Mokolo.
Pour l’Ambassadeur de France au Cameroun, S.E. Sylvain Riquier : « Le projet Yaoundé cœur de ville est un important projet pour le développement urbain de la ville de Yaoundé, d’un Coût global de 75 millions d’euros, que la France à travers l’AFD (Agence française de développement), finance à hauteur de 90%, contre 10% pour l’État du Cameroun. Au regard de la croissance démographique et de l’importance de la mobilité de ces personnes, dans 10, ou 20 ans, si rien n’est fait, c’est l’engorgement total. Il s’agit alors d’un beau projet à impact direct sur l’amélioration du cadre de vie des populations. Et je salue le travail de l’entreprise RAZEL qui est à la manoeuvre, qui fait un bon travail, tel que nous avons vu sur le terrain ce jour, avec Madame le ministre de l’Habitat. Pour moi, le travail est plutôt positif ».
Samuel Bondjock.
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