Cameroun – Tensions dans le Diamaré : Affrontements autour de l’intronisation du nouveau Lawane de Dogba.


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  • 8 juillet 2026

L’annonce du verdict désignant un adolescent de 16 ans, fils du Lamido de Maroua, a déclenché de violentes contestations, ce mardi 7 juillet 2026, contraignant ainsi les forces de l’ordre à intervenir.

L’esplanade du Lawanat de Dogba a été le théâtre de scènes de chaos ce mardi 7 juillet 2026. Alors que le trône traditionnel était resté vacant pendant deux ans — une attente nécessaire pour que le successeur désigné atteigne l’âge de 16 ans —, la cérémonie officielle d’investiture a basculé dans l’affrontement entre les forces de l’ordre et une partie de la population locale.

À l’origine de cette crise locale, la proclamation des résultats des consultations officielles désignant le fils de l’actuel Lamido de Maroua comme nouveau chef de canton (Lawane). À peine le verdict prononcé par l’autorité préfectorale du Diamaré, une vive altercation a éclaté au sein de l’assistance.

Pour de nombreux observateurs et riverains mécontents, cette nomination s’apparente à une investiture contrainte et unilatérale orchestrée de concert avec le Préfet du Diamaré et les hauts dignitaires coutumiers de Maroua. Les contestataires dénoncent une imposition administrative au détriment des règles de dévolution coutumière de la localité.

Refusant catégoriquement ce choix, la foule en colère s’est opposée à la décision des autorités. Face à la rapidité de l’escalade, au risque d’un débordement majeur et à la violence des échanges, les forces de sécurité intérieure, déployées pour l’occasion, ont dû intervenir massivement. Pour disperser les manifestants et tenter de rétablir un calme précaire, les éléments de maintien de l’ordre ont fait un usage intensif de gaz lacrymogènes, plongeant le secteur dans la confusion.

Ce regain de tension à Dogba remet en lumière le débat hautement sensible autour de la désignation des chefs traditionnels au Cameroun. L’imposition de dignitaires coutumiers par le pouvoir public et l’administration préfectorale, demeure un phénomène récurrent au sein de l’État, souvent source de fractures durables au sein des communautés locales. Une surveillance accrue reste de mise dans la localité pour parer à tout nouveau débordement.

Peter Kum

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