
Les deux suspects, impliqués dans une série de vols à main armée dans la capitale Yaoundé, ont été neutralisés et sont actuellement entendus dans les locaux du Groupement Spécial d’Opérations (GSO).
Fin de cavale pour un réseau de braqueurs particulièrement dangereux qui écumait les quartiers de la cité capitale. Les forces de sécurité ont porté un coup d’arrêt majeur à leurs activités, avec l’interpellation de deux cerveaux présumés de la bande. Le profil des suspects suscite une vive indignation. Il s’agit d’un militaire en fonction et d’un ancien policier, précédemment révoqué des effectifs du corps de la Sûreté nationale.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le duo profitait de sa maîtrise des techniques de combat et, potentiellement, de l’accès à des équipements réglementaires, pour planifier et exécuter des braquages à main armée d’une rare violence. Leur mode opératoire et leur statut leur permettaient de tromper la vigilance des victimes et de mener des opérations ciblées dans plusieurs secteurs de Yaoundé, installant ainsi un climat d’insécurité et de terreur.
L’enquête, menée avec célérité par les unités d’élites, a permis de localiser et de neutraliser les deux individus. Compte tenu de la dangerosité des suspects et de leur profil d’hommes en tenue (ou anciennement en tenue), ils ont été immédiatement placés en garde à vue dans les cellules de haute sécurité du Groupement Spécial d’Opérations (GSO) de la police à Yaoundé.
Vers le démantèlement du réseau. Les enquêteurs du GSO s’attellent désormais aux interrogatoires, afin de déterminer l’étendue de leurs complicités, de retrouver d’éventuels co-auteurs en fuite et de localiser les armes à feu utilisées lors des forfaits.
Cette double arrestation démontre la volonté des institutions sécuritaires de mener une lutte sans concession contre la grande criminalité, y compris lorsque les brebis galeuses proviennent de leurs propres rangs. Les suspects devraient être présentés devant la justice militaire et ou civile, à l’issue de leur période d’exploitation et de garde à vue.
Peter Kum
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