Cameroun – Encadrement religieux : Paul Atanga Nji annonce la fermeture de 1 400 églises de réveil.


  • Direct Info
  • 9 juillet 2026

À la suite du meurtre tragique d’une fillette de 11 ans à Yaoundé par une fidèle présumée, le MINAT siffle la fin de la tolérance administrative pour les confessions religieuses en situation irrégulière.

Le ton s’est durci au ministère de l’Administration territoriale (MINAT). Ce mercredi 8 juillet 2026, le chef de ce département ministériel, Paul Atanga Nji, a convoqué à son cabinet une concertation d’urgence avec les hauts dirigeants de l’Église Évangélique « Vie et Paix au Cameroun », une délégation conduite par son Secrétaire Général, l’Apôtre Philippe Obaker.

Cette convocation officielle fait directement suite au meurtre d’une fillette de 11 ans survenu dans le quartier Nkolndongo (arrondissement de Yaoundé IV). L’auteure présumée de cet acte odieux a été identifiée par les autorités administratives et policières comme étant une fidèle active de cette confession religieuse.

S’appuyant sur un rapport circonstancié transmis par le Sous-préfet de Yaoundé IV, le MINAT a exigé des clarifications de la part des responsables de l’Église sur les dérives dogmatiques ou les mobiles ayant pu mener à un tel drame. Condamnant avec la dernière énergie ce crime, Paul Atanga Nji a rappelé une évidence : le meurtre est formellement proscrit tant par les lois de la République que par les textes sacrés.

Pour le membre du gouvernement, les leaders religieux ne peuvent se dédouaner de leur responsabilité morale et civile : ils doivent répondre des enseignements dispensés au sein de leurs chapelles et de l’encadrement spirituel et psychologique de leurs fidèles.

Fin de la tolérance, 1 400 églises de réveil dans le viseur du ministre Paul Atanga Nji. Face à la multiplication des dérives, le MINAT a annoncé des mesures de reprise en main drastiques à l’échelle nationale.

L’Église « Vie et Paix » doit procéder sans délai à l’identification de tous ses représentants sur le terrain et transmettre la cartographie de ses instances légales aux autorités.

L’obligation d’organiser des séminaires de mise à niveau sur les comportements citoyens et l’éthique religieuse pour les prédicateurs.

Paul Atanga Nji a officialisé la fermeture imminente de 1 400 églises de réveil à travers le pays. L’argument brandi est clair : ces structures opèrent dans l’illégalité administrative totale et la période de « tolérance administrative » est désormais révolue.

« L’État a le devoir régalien de protéger les populations et d’assurer un meilleur encadrement des activités religieuses », a martelé le ministre, signifiant que la récréation est terminée pour les promoteurs de lieux de culte clandestins.

En quittant le cabinet du ministre, les responsables de l’Église Évangélique « Vie et Paix au Cameroun » ont été exhortés à redoubler de vigilance, à expurger leurs prêches de tout contenu subversif ou dangereux, et à collaborer étroitement avec les forces de l’ordre pour garantir la sécurité des citoyens.

Peter Kum

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