
Au terme de trois jours d’évaluation à mi-parcours, le Ministre des Travaux pubics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a arrêté des mesures strictes pour débloquer les grands chantiers en retard. La phase II de l’autoroute Yaoundé–Douala ; et le tronçon Ebolowa – Akom II – Kribi, entre autres.

Remettre sur les rails les chantiers routiers en souffrance et accélérer la mise en œuvre du Plan de Travail Annuel (PTA) 2026 : tel est l’objectif affiché par le ministère des Travaux Publics (MINTP). Ce 3 août 2026, à l’issue de trois jours d’évaluation intensive et de revue interne des projets d’infrastructures, le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi a prescrit la mise en place immédiate d’un plan d’action de redressement.
L’exercice de contrôle a porté sur un portefeuille global de 446 projets inscrits au budget 2026. Il a permis de dresser un diagnostic sans complaisance des goulots d’étranglement administratifs, financiers et techniques qui freinent l’avancement des travaux sur le terrain.
Pour relever le niveau général de performance des services et des prestataires, le ministre a formulé plusieurs directives transversales dont une responsabilisation accrue des ingénieurs du marché et des chefs de projets et l’accélération des circuits d’attribution des marchés et de contractualisation.
Au-delà des directives générales, Emmanuel Nganou Djoumessi a acté des décisions ciblées pour débloquer les chantiers enregistrant d’importants retards d’exécution.
Autoroute Yaoundé–Douala (Phase II) : Accélération du processus de libération des emprises et du paiement des indemnités aux populations impactées.
Axe Ebolowa – Akom II – Kribi : Finalisation des libérations de la voie d’emprise pour permettre le déploiement effectif des engins.
Route Mbalmayo – Sangmélima : Finalisation rapide des démarches contractuelles relatives à la réhabilitation de cet axe structurant.
Afin d’instaurer une dynamique de résultat, le MINTP mise sur un principe de conditionnalité. Les entreprises affichant un taux d’avancement satisfaisant et une bonne performance technique verront leurs décomptes et paiements accélérés.
En contrepartie, les prestataires en retard sont sommés de produire sans délai des calendriers raisonnables de rattrapage, sous peine d’exposer leurs contrats aux sanctions prévues par la réglementation des marchés publics.
Peter Kum
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