
La tension est vive au quartier Bongos, dans la commune de Batouri, département de la Kadey, région de l’Est.

À la suite d’une altercation d’une rare violence survenue au sein de la mosquée Rahma, dans la soirée du vendredi 9 octobre 2026. L’autorité administrative a ordonné la fermeture conservatoire de ce lieu de culte.
Les faits se sont déroulés à l’issue de la prière de 19 h 30. Selon plusieurs témoignages, l’imam de la mosquée a engagé une prédication axée sur la perception de la richesse dans les textes sacrés, affirmant notamment que l’humilité et la condition des plus démunis étaient à privilégier pour obtenir la grâce divine.

Le sermon a très vite provoqué de vive réactions et divisé l’assistance. Les échanges verbaux entre fidèles aisés et pratiquants démunis se sont envenimés, avant de dégénérer en bagarre générale. Des armes blanches, notamment des couteaux, ont été brandies lors des affrontements, faisant plusieurs blessés parmi les fidèles.
Averti de la gravité des troubles, le Sous-préfet de l’arrondissement de Batouri, Adelphe Evaga Wenceslas, s’est immédiatement rendu sur les lieux vendredi soir avec son État-major, afin de rétablir le calme et de sécuriser le périmètre.

Dès le lendemain, samedi 10 octobre 2026, l’autorité administrative est repassée à l’action en apposant officiellement des scellés sur la mosquée Rahma de Bongos. Une enquête judiciaire et administrative a été ouverte, afin d’identifier les instigateurs des violences et de faire la lumière sur les circonstances exactes de ce drame.
Face à l’émoi suscité au sein de la communauté musulmane locale, le Préfet du département de la Kadey, Djadai Yakouba, a convoqué une réunion de crise d’urgence pour désamorcer les tensions et restaurer l’ordre public.
En attendant les conclusions de l’enquête et la réouverture éventuelle de l’édifice, les autorités locales ont invité les fidèles du quartier Bongos à accomplir leurs prières quotidiennes dans les autres mosquées de la ville de Batouri.
Peter Kum
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