
Le village de l’habitat aura été l’une des attractions majeures de cette 40e édition de la Journée Mondiale de l’Habitat (JMH), tenue du 28 septembre au 5 octobre 2026 dans la ville de Maroua.

En l’espace d’une semaine entière, les différents acteurs et opérateurs urbains, ont retrouvé une véritable plateforme d’exposition, mais surtout d’expression de leurs actions et réalisations, en faveur de l’amélioration du cadre de vie des populations. Un véritable rendez-vous des savoirs et des savoirs faire urbains, au service de la construction des villes camerounaises.
Ainsi, plusieurs organisations et institutions, à travers des stands d’information et de renseignement, ont tenu à marquer d’une pierre blanche, leurs présences dans ce village de l’habitat à Maroua. De la Mipromalo, au Feicom, en passant par HYSACAM, Maetur, SIC, ONAC, Minhdu, Onu-Habitat, OMS, OIT, Seca, Sunna Design, la Communauté urbaine de Maroua, les Communes des arrondissements de Maroua 1er, 2e et 3e, l’Université de Maroua, le Programme C2D urbain « capitales régionales », ou encore le Programme des villes et gestion foncière durable (PVGFD).

Ainsi, en posture de visiteurs, pendant 7 jours dans le stand du PVGFD qui est une continuité du PDVIR, les populations de la ville de Maroua, les jeunes particulièrement, ont pu être édifiées sur ce pilier de la transformation urbaine que la ville de Maroua, qui est le PDVIR, à travers plusieurs kilomètres de voiries urbaines construites dans la ville de Maroua. Sans oublier les ouvrages de drainage et d’assainissement.
Il faut dire que, depuis plusieurs années déjà, la ville de Maroua a bénéficié de plusieurs investissements structurants. Avec notamment, le programme C2D Urbain « Capitales Régionales », ainsi que le Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR).

Ces initiatives ont permis la réhabilitation de la voirie urbaine de la ville, la construction des marchés, des gares routières, avec l’installation des éclairages solaires, des signalisations verticales et horizontales, ainsi que des feux tricolores. Transformant ainsi profondément le visage de la cité capitale de la région de l’Extrême-Nord.
Plus précisément, le PDVIR, financé par la Banque mondiale à hauteur de 142,7 millions d’euros, a injecté plus de 7,5 milliards de FCFA dans la ville de Maroua. Avec entre autres investissements, des indemnisations versées aux populations affectées par les travaux ; et des infrastructures urbaines construites et livrées aux collectivités territoriales décentralisées. Ces réalisations témoignent d’une volonté politique forte de faire de Maroua, un modèle exemplaire de ville inclusive et résiliente.
Toujours dans cette même dynamique transformationnelle, le PDVIR, a permis de financer des projets d’assainissement, de voirie et d’équipements urbains. Ces investissements ont contribué à réduire les inondations récurrentes observées ici et là, en améliorant l’accès aux services sociaux de base, avec des emplois locaux créés pendant ces travaux.
Du PDVIR au PVGFD
Dans la continuité de ce Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR), le nouveau projet baptisé PVGFD (Programme des villes et gestion foncière durable), vient intégrer de manière plus systématique la planification urbaine, la sécurisation foncière et la gestion des risques environnementaux et sociaux. Il vient répondre avec beaucoup plus d’efficacité, aux défis d’une urbanisation rapide, aux déficits en infrastructures, aux problèmes d’assainissement et de drainage, ainsi qu’aux effets du changement climatique, qui fragilisent actuellement les villes camerounaises.
Doté d’un financement global de 200 millions de dollars, soit 120 milliards de FCFA, sous financement de la Banque mondiale, le PVGFD, mis en œuvre sur une durée de 6 ans, vise à améliorer l’accès à des infrastructures résilientes au changement climatique dans les villes de Douala et Yaoundé ; en modernisant l’administration foncière dans des zones urbaines ciblées.
De manière opérationnelle, la mise en œuvre du PVGFD dans la ville de Douala, portera notamment sur la réalisation de 14,02 km de voiries et 10 km de drains structurants, avec des interventions sur le Boulevard Urbain Est : Phase 1 (Marché Madagascar – Total Ndogpassi, 2,5 km) et la Phase 2 (Total Ndogpassi – Total Nkolmbong, 3,82 km). Avec une Rocade de 10 km, sur la Section 1, du Rond-point MAETUR Bonamoussadi – Beedi Haute Tension (6,5 km) et la Section 2, de Beedi – Marché PK 10 (1,2 km). S’agissant du Drainage, il est également prévu la Construction de 4 km et de 6 km de drains, dans le bassin versant de Bobongo. Drains hérités du PDVIR, dans la poursuite des travaux dans les Communes de Douala 3ème et Douala 5ème.
Pour la ville de Yaoundé, le PVGFD ambitionne de construire et ou de réhabiliter, près de 13 km de voiries structurantes, en complément des infrastructures héritées du PDVIR. Il s’agit entre autres d’un Tronçon 1 de 3,46 km, concernant : la Boucle Nkolbikok et les linéaires Carrefour MEEC – GP ; Marché Melen – Total Melen – Mini Ferme – MATGENIE ; et bretelle Chapelle Elig-Effa. En plus d’un
Tronçon 2, de 4,6 km, qui concerne le Raccordement de la boucle Nkolbikok ; Total Melen – EMIA – Maison du Parti – MINFOPRA ; et la bretelle Lycée Ngoa-Ekelle. Le
Tronçon 3 quant à lui, long de 1,7 km, concerne le Raccordement PDVIR ; Petit Marché Madagascar – Carrefour Yoyo Bar. Avec des zones de proximité, allant de Entrée MIPROMALO – Collège ISEIG (1,5 km) ; et Carrefour Boumnyebel – Don Bosco (1,7 km). L’Axe structurant du Petit Marché Mimboman vers Nkolmesseng est également concerné par ces travaux, avec un élargissement en 2×2 voies, vers l’entrée FEICOM sur un linéaire de 1,1 km. Les voies héritées des aménagements dans les Communes de Yaoundé 5 et Yaoundé 7.
Samuel BONDJOCK
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