
Un hôte de marque dans la capitale politique camerounaise. Arrivé ce dimanche 18 octobre 2026 à l’aéroport international de Yaoundé – Nsimalen, le Contrôleur Général Lucas Philippe, Président de l’Organisation internationale de police criminelle (OIPC-Interpol), a entamé une visite de travail officielle de trois jours en terre camerounaise. Cette mission de haut niveau vise à sceller un partenariat renforcé face aux nouveaux défis de la criminalité transfrontalière organisée.

À sa descente d’avion sur le tarmac de l’aéroport international de Yaoundé – Nsimalen, le patron de l’organisation policière mondiale a été accueilli avec tous les honneurs, par le Délégué Général à la Sûreté Nationale (DGSN), Martin Mbarga Nguélé, entouré pour la circonstance de hauts responsables des forces de sécurité camerounaises et de hauts commis de l’État.
Cet accueil chaleureux et solennel témoigne de la qualité des relations stratégiques qu’entretiennent Yaoundé et l’organisation inter gouvernementale, basée à Lyon, en France, dans un contexte régional marqué par de multiples défis sécuritaires.
Inscrite dans un agenda diplomatique et sécuritaire particulièrement dense, la mission du Contrôleur Général Lucas Philippe, qui s’achèvera le 21 octobre 2026, comporte plusieurs axes stratégiques majeurs, dont l’harmonisation des protocoles d’échange d’informations opérationnelles et le partage de renseignements stratégiques en temps réel, entre le Cameroun et la communauté policière globale.

Il y est aussi inscrit dans son agenda, la consolidation des mécanismes de lutte contre la criminalité transfrontalière, dont le développement de stratégies conjointes ciblées contre le terrorisme, la cybercriminalité, le trafic d’armes, le narco-trafic, ainsi que la traite des êtres humains dans la sous-région Afrique centrale.
Les deux parties vont alors s’engager dans l’optimisation du partage de données policières avec l’interconnexion accrue des bases de données internationales (notices rouges, fichiers sur les documents de voyage volés ou perdus, empreintes génétiques et démographiques), au profit des agents de terrain.
Le renforcement des capacités technologiques et opérationnelles, avec des programmes de formation spécialisée et les transferts d’outils technologiques de pointe, au bénéfice des forces de sécurité camerounaises, sont également à l’ordre du jour de ces échanges hautement stratégiques.
Peter Kum
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