
Le conseil d’administration du Fonds Spécial d’Équipement et d’Intervention Intercommunale (FEICOM), lors de sa session du 19 décembre 2025, a arrêté et adopté une enveloppe budgétaire de 367,2 milliards de FCFA, pour l’exercice 2026. Soit une augmentation d’environ 58,3 milliards de FCFA, par rapport à l’exercice 2025. Une croissance d’environ 18% sur l’exercice précédent. Un budget en nette progression marquant une étape importante dans sa mission de soutien au développement local.

Considéré comme la véritable « Banque » des collectivités territoriales décentralisées, le FEICOM joue un rôle central dans la collecte et la redistribution des ressources, au profit des communes et des régions du Cameroun. En 2025, l’institution a réalisé des performances significatives, en mobilisant près de 235 milliards de FCFA en ressources, dépassant ainsi ses objectifs annuels, avec un taux de réalisation supérieur à 118 %.

L’adoption de ce budget, équilibré en ressources et en emplois, s’inscrit dans une logique de consolidation de l’action du Fonds, pour accompagner la décentralisation effective. Outre l’augmentation des moyens, le FEICOM met en avant l’accélération des décaissements directs aux collectivités. L’institution indique avoir réparti près de 178 milliards de FCFA aux communes, octroyé des concours financiers à plus d’une centaine de collectivités, tout en réceptionnant plus de 300 infrastructures et équipements destinés à améliorer les services publics de proximité.

La trajectoire budgétaire poursuivie en 2026, confirme une dynamique positive observée ces dernières années, sous l’impulsion de son Directeur général, Philippe Camille Akoa, qui rappelle par ailleurs que : « la montée en puissance de ses flux financiers traduit une capacité accrue du Feicom, à soutenir l’investissement local ».
Cet effort s’inscrit aussi dans un contexte plus large, où les besoins en financement des collectivités territoriales, continuent de croître d’année en année, notamment pour la réalisation de projets d’infrastructures, l’accès aux services sociaux de base et le renforcement de la gouvernance locale.

Au-delà de ces chiffres, c’est la vision d’un développement local plus autonome et mieux financé, qui sous-tend cette révision budgétaire. Alors que le chantier de la décentralisation reste une priorité nationale, l’augmentation substantielle du budget du FEICOM est perçue comme une réponse institutionnelle aux attentes croissantes des populations en matière de proximité des services publics et d’amélioration des conditions de vie des populations dans les zones rurales et urbaines du Cameroun.

Si cette montée en ressources est saluée par les acteurs publics, l’enjeu reste désormais de transformer ces moyens accrus en résultats tangibles sur le terrain, et de garantir que les communes et les régions puissent pleinement jouer leur rôle de moteurs du développement local.
Rosine Yémélé
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