Cameroun – Finance inclusive : Le C2D au chevet de 22 Microfinances.


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  • 5 janvier 2026

Le Projet d’appui à la stratégie nationale de la finance inclusive (PASNFI), financé par le Contrat de désendettement et de développement (C2D) à hauteur de 4 milliards de FCFA, a présenté son bilan à mi-parcours, le 4 décembre 2025 à Yaoundé, face aux professionnels des médias.

Il s’agit en effet de la redynamisation d’un programme de valorisation de la transformation des produits agricoles et Agroalimentaires (Transfagri), à travers le développement durable d’un écosystème de services financiers innovants, au bénéfice des acteurs économiques locaux, notamment les micros entreprises, les Gics et les coopératives.

Dans le cadre de la mise en œuvre concrète de ce Projet de valorisation de la Finance inclusive au Cameroun, l’on note déjà 22 établissements de microfinance (EMF) porteurs de services innovants, qui ont été sélectionnés, pour développer des solutions financières adaptées taux besoins de ces microentreprises rurales agricoles et agroalimentaires.

Démarré officiellement en mars 2019, avec la validation des documents du PASNFI, ce n’est qu’en 2023 que les activités vont effectivement prendre une vitesse de croisière, pour se clôturer le 1er juillet 2027.

Ainsi, à partir de 2023, les activités mises en oeuvre par le Ministère des Finances, ont porté tout à tour sur la sélection des EMF partenaires du programme ; le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet ; l’octroi des subventions aux EMF partenaires, pour le développement des produits financiers adaptés aux besoins des micros entreprises agricoles et agroalimentaires ; la mise à niveau de la Centrale des risques des EMF (Cremf), ainsi que du Cadre de suivi et d’évaluation des EMF (Casemf).

Pour le Coordonnateur national du Projet d’appui à la stratégie nationale de la finance inclusive (PASNFI), Victor Ndzana Nduga : « L’objectif de ce projet c’est d’améliorer l’offre des services financiers de base. C’est à dire que l’inclusion financière c’est le fait que, nous avons remarqué qu’il y a des services financiers qui existent de manière informelle, tels que les tontines et autres, avec beaucoup d’inconvénients, il n’y a pas de traçabilité, pas de sécurité, les coûts sont élevés, etc… Maintenant, il est question de les remettre un peu sur les rails, en leur donnant des alternatives, pour une finance beaucoup plus formelle, qui puisse développer de nouveaux produits adaptés aux besoins et à la demande. Au regard de nos statistiques, nous pouvons dire que le bilan est largement positif, nous sommes à plus de 90℅ de réalisation de nos objectifs. Mais le plus important pour ce projet, c’est la suite, la pérennité et l’Impact sur les bénéficiaires, qui doivent poursuivre avec ces bonne pratiques d’amélioration de l’offre des services innovants, pour le développement de l’inclusion financière ».

Selon les précisions de Monsieur Emmanuel Yeyap Pountougnini, Expert du projet de mise en oeuvre de la Stratégie nationale de finance inclusive : « il faut retenir qu’en termes de statistiques, nous avons sélectionné 22 établissements de Microfinances, qui sont nos partenaires, nous leur avons accordé 1,637 milliards de FCFA comme subventions, pour pouvoir développer des produits financiers innovants, adaptés aux besoins des micro-entreprises agricoles et agroalimentaires. Nous avons encadré et formé près de 876 acteurs de la Microfinance, les responsables dirigeants, dans les domaines de la gouvernance, de la gestion des plaintes de la clientèle. Nous avons également fait de l’éducation financière, où nous avons formé près de 320 microentreprises. Et sur la base de nos subventions accordées, il y a eu des établissements de Microfinances qui ont également effectuée des éducations financières à près de 1 500 micro-entrepreneurs agricoles. S’agissant des crédits accordés, nous sommes autour de 505 millions de FCFA, sur cette première période de trois mois. Or cette phase pilote va durer un an six mois environs. Pour ces trois premiers mois, six établissements de Microfinances, sur les 22 partenaires, ont déjà reçu nos subventions.

Et nous espérons que les 2,5 milliards de FCFA de subventions à accorder, sur nos objectifs, vont être largement atteints et nous allons même les dépasser, à cette allure où nous voyons les choses se réaliser sur le terrain. Nous avons jusqu’en juillet 2027 pour faire l’évaluation finale. Nous implémentatons ce projet dans six régions du Cameroun, à savoir l’Adamaoua, le Nord, l’Ouest, le Littoral, une partie du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. Mais comme nous savons que nos Microfinances partenaires ont des agences dans toutes les régions du pays, nous sommes heureux de constater que ce projet va toucher indirectement, toutes les dix régions du Cameroun.

Samuel Bondjock

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