
La crise sécuritaire continue d’entraîner des déplacements de populations à répétition dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Dans la soirée du lundi 7 septembre 2026, des dizaines de familles originaires de la localité de Tchicka sont arrivées à Hilé-Alifa, trouvant refuge dans la zone, après avoir été contraintes d’abandonner leurs foyers.
Ce mouvement de population massif fait suite à une détérioration rapide des conditions de sécurité dans le secteur de Tchicka. Selon les témoignages locaux, les habitants ont préféré tout quitter face à l’accroissement des menaces directes et des exactions attribuées aux mouvements terroristes rivaux opérant dans le bassin du lac Tchad dont l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) et le Jamā’at Ahl as-Sunnah lid-Da’wah wa’l-Jihād (JAS), branche historique de Boko Haram.
Arrivées démunies à la tombée de la nuit, ces familles déplacées se retrouvent dans une situation de grande vulnérabilité. La concentration de nouveaux arrivants au sein de la commune d’accueil de Hilé-Alifa crée des besoins urgents en matière de relogement temporaire, d’approvisionnement en eau potable, de vivre et de prise en charge sanitaire.
Les autorités administratives et humanitaires locales sont vivement sollicitées pour organiser la réponse d’urgence et renforcer le maillage sécuritaire afin de protéger ces populations éprouvées par les violences récurrentes du sous-espace lacustre.
Peter Kum
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