
Dans une tribune libre publiée ce 09 Septembre 2026 à Yaoundé, relativement à l’acte de démission du Pr Maurice Kamto, à la tête du Mouvement pour le Renaissance du Cameroun (MRC), l’ancien Ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative, Michel Ange ANGOUING, par ailleurs Magistrat hors hiérarchie et actuellement Conseiller technique au Ministère de la Justice, précise que : « Démissionner est un acte d’une très grande portée démocratique »
Quelles que soient les raisons qui ont motivé la démission du Président et du premier vice-président du MRC de leurs fonctions respectives, il faut admettre que cette décision historique mérite bien de retenir l’attention des acteurs politiques.
Elle ne saurait être un non-événement, eu égard à la place qu’occupent l’un et l’autre dans notre espace politique. Il faudrait bien en tirer des leçons.
Nous voulons saluer ici la grandeur et l’humilité de ces hauts responsables politiques, qui ont décidé, même momentanément, dans l’intérêt supérieur du parti, de redevenir des militants de base.
La politique, de notre point de vue, est un jeu et comme tout jeu elle a son temps, le temps du jeu politique, ses règles et ses enjeux, que les acteurs doivent respecter et observer avec une attention bien soutenue.
Faire la politique c’est travailler pour l’épanouissement des populations, le développement du pays, la promotion de l’état de droit et du vivre ensemble, la répartition équitable des fruits de la croissance et la sauvegarde de l’intérêt général.
C’est aussi inculquer la culture démocratique aux militants et sympathisants.
Si ces objectifs nobles ne sont pas atteints ou sont simplement et volontairement oubliés pour satisfaire nos ego, ou nos ambitions personnelles, il y’a conséquemment rupture entre le leader et la base militante.
Le leader politique doit être constamment à l’écoute de la base militante. Du sommet à la base, chaque citoyen, chaque militant n’a qu’une seule voix dans le secret de l’isoloir.
Nous voulons espérer que la décision du Président Kamto va contribuer à rendre le jeu politique plus fluide, plus apaisée et plus vrai. Que les institutions en charge de la conduite du processus électoral seront plus sereines et crédibles et que leurs décisions respectives participent à la consolidation et à la préservation de la paix sociale.
Les camerounais ont tous besoin de vivre en paix !
Si le Président de la République, son excellence Paul Biya avait eu peur de la compétition politique, il n’aurait pas ouvert le pays au multipartisme qui a abouti lui-même à l’émergence des grandes figures de l’opposition.
La démocratie, bien comprise et bien adaptée à notre contexte et à notre environnement, est la clé, la seule bonne clé, qui ouvre la porte du développement. Il nous appartient tous d’en faire bon usage, dans l’intérêt supérieur de la nation.
Michel Ange Angouing.
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