
Ancien journaliste et expert en intelligence économique, Ebel Olinga succède à Michel Engamba Sazang, après une décennie de gestion. Un choix stratégique pour consolider le corridor Cameroun – RCA.
Un nouveau chapitre s’ouvre pour la représentation du Port Autonome de Douala (PAD) en République centrafricaine. Alain Ebel Olinga a été officiellement désigné représentant intérimaire de l’autorité portuaire à Bangui. Il prend le relais de Michel Engamba Sazang, qui a dirigé cette antenne névralgique au cours des dix dernières années.
Jusqu’alors Attaché N°2 au Cabinet du Directeur Général du PAD depuis plus d’un an, ce cadre cumule un profil de fin connaisseur des médias et d’expert en intelligence économique.
La désignation d’Alain Ebel Olinga intervient dans un calendrier particulièrement significatif, quelques mois seulement après la tenue du 5ᵉ Forum Tripartite Cameroun-Tchad-RCA. Elle traduit la ferme volonté du PAD de verrouiller et de développer ses parts de marché sur le corridor Douala-Bangui.
La République centrafricaine, pays enclavé, constitue un arrière-pays (hinterland) vital pour le Port de Douala-Bonabéri. Toutefois, dans un environnement sous-régional marqué par une concurrence accrue — notamment avec la montée en puissance de corridors alternatifs et de plateformes voisines comme le Port de Pointe-Noire —, la représentation du PAD à Bangui se doit d’être particulièrement proactive.
L’arrivée à ce poste d’une figure autrefois bien connue des médias camerounais illustre un choix managérial fort de la direction générale du PAD dont mettre à profit des compétences d’analyse et de prospective pour anticiper les besoins logistiques des opérateurs économiques centrafricains et dynamiser l’image de marque du Port de Douala auprès des autorités de Bangui, fluidifier le dialogue institutionnel et faire valoir les réformes de modernisation de la plateforme portuaire camerounaise.
En prenant ses fonctions à Bangui, Alain Ebel Olinga aura pour feuille de route prioritaire la facilitation du transit des marchandises, la sécurisation du corridor et la consolidation de la position du PAD comme porte d’entrée maritime naturelle de la République centrafricaine.
Peter Kum
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