
Contrairement à certaines rumeurs malveillantes et non fondées, publiées il y a quelques années sur les réseaux sociaux, par certains disciples de la manipulation et de la désinformation, pour des fins les plus inavouées, la Société nationale des hydrocarbures (SNH), dans sa dynamique de transparence et de rédition des comptes sur la gestion du pétrole camerounais, avait déjà fait une mise au point officielle, le 13 août 2024, afin de battre en brèche une certaine polémique puérile sur l’opacité dans la vente de cinq cargaisons de pétrole brut en 2020, entrainant un préjudice financier estimé à près de 140 milliards de FCFA.

En effet, le communiqué signé le 13 août 2024, du Chef de la Division de la Communication de la SNH, apporte des clarifications precises sur ces allégations mensongères.
Il y est notamment écrit en grand titre « Ventes de pétrole brut : La SNH dénonce la manipulation ». « Depuis quelques semaines, des esprits malveillants instillent au sein de l’opinion, des allégations qui tendent à faire croire que la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH), mandataire de l’Etat pour la mise en valeur des ressources pétrolières et gazières nationales, brade le pétrole camerounais.

La SNH dénonce ces allégations sans fondement, qui ne visent qu’à jeter du discrédit sur une Entreprise dont l’unique souci du Manager, Monsieur Adolphe MOUDIKI, Administrateur-Directeur Général, a toujours été de défendre au mieux les intérêts de l’Etat, dans un environnement réputé difficile en affaires.

Ainsi, malgré la versatilité du marché pétrolier international, régi par la loi de l’offre et de la demande, la SNH, qui commercialise trois types de brut, a parfois réussi à vendre ses cargaisons à des prix supérieurs au Brent, son brut de référence. Sur 341 transactions entre 2010 et 2023, 23% ont été conclues avec un différentiel positif allant jusqu’à 1%. Les deux tiers ont été conclues avec un différentiel négatif allant jusqu’à 5 dollars par baril, au pire, contre des prix de référence situés entre 112 et 40 dollars.
Toutefois, en 2020, comme l’ensemble de l’industrie pétrolière, la SNH a durement ressenti l’impact de la pandémie Covid-19.

En effet, il est relevé dans le communiqué que, durant les premiers mois de l’année 2020, les mesures prises par de nombreux pays pour ralentir la pandémie, allant jusqu’au confinement des populations et des restrictions de circulation, ont entraîné une chute inédite de la demande mondiale de pétrole brut. L’excédent d’offre qui s’en est suivi a entraîné les prix à des niveaux qui n’avaient pas été observés depuis 2002.

Entre janvier et avril 2020, le baril de Brent a perdu les trois quarts de sa valeur ; chutant de 69 à 18 dollars. Le cours du WTI, référence américaine, lui, est même passé en terrain négatif et se négociait à -40,32 dollars le 20 avril 2020, compte tenu de l’absence d’acheteurs et des capacités de stockage disponibles.

C’est dans une situation quasi identique que s’est retrouvée la SNH : pressée par des contraintes de stockage qui faisaient planer le spectre d’un arrêt de production, dans un contexte de chute des prix, elle a dû céder une cargaison de 400 000 barils de brut Ebomé à la société Vitol, avec une décote de 34% sur un contrat pour livraison en juin 2020.

La SNH assure que : c’est la seule et unique cargaison jamais vendue avec un tel niveau de décote ».
Et pour consolider cette transparence, le site Internet de la SNH, consultable par tous, est largement alimenté par des informations chiffrées sur la commercialisation du pétrole brut camerounais. Des différents plans contractuels, à la fixation des prix, en passant par la sélection des clients sur le marché pétrolier international.

Samuel Bondjock, Source site Internet de la SNH.
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