
Du 10 au 12 Avril 2025, la ville de Yaoundé a été la capitale de l’esthétique identitaire et du bien-être Afro, à l’occasion du Salon international de la beauté naturelle Afro (AFAN’A).

Réparti sur trois sites à savoir, le Village Noah ; le centre PICHNET ; et la salle Sita Bella ; l’événement a offert une immersion complète dans l’univers de la beauté Africaine au naturel, dans une ambiance mêlant réflexion, créativité, culture et entrepreneuriat.
Dès le premier jour, le jeudi, les visiteurs ont été accueillis au Village Noah pour une journée marquée par une conférence d’ouverture, autour du thème «beauté afro, culture et tendances actuelles ». À cela se sont ajoutés des ateliers pratiques de soins capillaires à travers le stand coiffure, une parade de mode haute en couleurs grâce à la styliste de renommée Sandrine Créa ; avec un concert festif en soirée.

Ce démarrage a planté le décor d’un salon pensé comme un espace d’échange intergénérationnel, de transmission et de valorisation de la beauté afro, en particulier les peaux et les cheveux au-delà du simple apparat.
La deuxième journée, au centre PICHNET, a exploré les liens profonds entre beauté, alimentation et santé à travers un café-talk enrichissant. Un concours de coiffures a ensuite mis en lumière la créativité des professionnels locaux, suivi d’une séance inédite de partage d’astuces. En soirée, slam, vernissage photo et concert live, ont renforcé l’aspect artistique et engagé de cette plateforme.

Enfin, la journée de samedi a débuté par une marche sportive très énergique, puis s’est poursuivie avec un café talk qui a relevé toute la valeur de ce salon en mettant en lumière les difficultés rencontrées par les adeptes des cheveux et de la peau afro. Le talk a également mis l’accent sur les réalités de l’entrepreneuriat dans le secteur de la beauté naturelle. Une conférence majeure portant sur « l’impact de la peau et du cheveu sur la santé mentale, physique et sociale », a davantage contribuer à embellir cette journée.

Sur le panel des échanges, un médecin et un anthropologue, qui ont révélé des choses fortes au public attentif et intéressé. Ces échanges ont été ponctués par des pauses conviviales et des moments de réseautage. Une visite des stands a également été faite, chacun des 9 exposants a eu l’occasion de parler de son travail et de ses produits.
La soirée de clôture à Sita Bella a été marquée par un défilé de mode célébrant l’élégance Afro dans toute sa diversité avec les réalisations de Sandrine Créa d’une part. Et d’autre part, des prestations artistiques époustouflantes et la remise des prix et attestations de participation.

Par la richesse de ses thématiques, la qualité de ses intervenants, la diversité des exposants et la diversité des formats proposés, le Salon AFAN’A s’est imposé comme un rendez-vous incontournable pour toutes les personnes soucieuses de promouvoir une beauté enracinée, authentique et résolument moderne.
Au-delà de l’esthétique, l’événement a posé un regard engagé sur les enjeux de santé, de transmission culturelle et d’autonomisation économique autour de la beauté afro.
Impressions

Martin Lücke, visiteur allemand : « le salon a été vraiment enrichissant et magnifique. Je suis allemand mais je n’ai vécu ni senti aucune stigmatisation, aucune discrimination, aucun rejet. Durant mes deux ici à Yaoundé, je me suis senti bien. J’ai beaucoup appris sur le cheveu et la peau en général. J’ai découvert que les hommes ont également besoin de massage capillaire et d’entretien corporelle minutieux. Je pense qu’il faut que les hommes prennent également part à ce salon. Il a été très édifiant. Je salue la bravoure et qualité de l’organisation de l’équipe. Ce sont des jeunes femmes. Elles ont besoin de soutien ».

Bidima k-lionne : » je suis contente parce que c’est un rêve réalisé. Ça fait plus de deux ans que je porte ce projet en coeur et que j’en parle. Je rend grace à Dieu qui m’a fait rencontrer de belles personnes pour enfin le concrétiser. Je suis davantage heureuse parce que le challenge a été relevé, celui de parler de la peau et cheveux afro sans stigmatisation ni discrimination. Il était question de valoriser les entrepreneurs locaux qui œuvrent dans ce couloir, dire aux personnes qui ont des difficultés a entretenir leur cheveu et peau naturelle que c’est possible, enlever dans la tête du consommateur que les produits made in Cameroun coûte trop cher, montrer que la beauté de la peau et du cheveu vont bien au delà de l’application des produits dessus pour toucher l’alimentation et pour finir, montrer qu’il y a un lien, un impact entre la peau, le cheveu et la santé en général. Je dis merci à toutes mon équipe et à tous ceux qui nous ont soutenu de près ou de loin. C’est la première édition et certainement pas la dernière. Nous allons continuer à travailler et à promouvoir notre beauté naturelle afro authentique dans la modernité. »
Rosine Yémélé
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