Cameroun : Université de Dschang : La première cuvée des Docteurs en cybersécurité d’Afrique centrale.


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  • 18 mai 2025

Pour la première fois en Afrique centrale, et avec le concours de l’armée américaine, on a des Docteurs en cybersécurité, entièrement formés sur place au Cameroun. Et c’est encore l’Université de Dschang qui impulse le rythme avec la soutenance de la thèse du Dr. Igor Kouam Kamdem le 17 février 2025, au sein de l’Auditorium Joseph Fondjo, sous le thème : « 𝑫𝒂𝒕𝒂 𝒔𝒆𝒄𝒖𝒓𝒊𝒕𝒚 𝒂𝒏𝒅 𝒎𝒖𝒍𝒕𝒊𝒔𝒕𝒂𝒈𝒆 𝒅𝒆𝒄𝒆𝒑𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒐𝒏 𝒊𝒏𝒇𝒐𝒓𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒔𝒚𝒔𝒕𝒆𝒎 ». Le candidat a obtenu la mention « Très honorable ».

Le travail de recherche du Dr Kouam Kamdem nourrit l’ambition de résoudre « 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑏𝑙𝑒̀𝑚𝑒𝑠 𝑙𝑖𝑒́𝑠 𝑎𝑢𝑥 𝑎𝑡𝑡𝑎𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒́𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑙’𝑢𝑡𝑖𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑣𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑’𝑎𝑡𝑡𝑎𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑎̀ 𝑝𝑙𝑢𝑠𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢𝑥 » : indique-t-il. Le jeune chercheur a mis à profit ses années de doctorant pour concevoir « 𝑢𝑛 𝑠𝑦𝑠𝑡𝑒̀𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡𝑒́/𝑑𝑒́𝑐𝑒𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑞𝑢𝑖 𝑣𝑎 𝑑𝑒 𝑙’𝑎𝑢𝑡ℎ𝑒𝑛𝑡𝑖𝑓𝑖𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑎̀ 𝑙’𝑒𝑥𝑝𝑙𝑜𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒́𝑒𝑠 𝑒𝑛 𝑖𝑚𝑝𝑙𝑒́𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑑𝑒́𝑐𝑒𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑎̀ 𝑑𝑖𝑓𝑓𝑒́𝑟𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢𝑥 (𝑎𝑢𝑡ℎ𝑒𝑛𝑡𝑖𝑓𝑖𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑎𝑢𝑡𝑜𝑟𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑜̂𝑙𝑒 𝑑’𝑎𝑐𝑐𝑒̀𝑠). 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑒𝑢 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑟𝑒́𝑠𝑢𝑙𝑡𝑎𝑡 𝑢𝑛 𝑠𝑦𝑠𝑡𝑒̀𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑑𝑒́𝑐𝑒𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑚𝑢𝑙𝑡𝑖𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑡𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒́𝑒𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑢𝑛 𝑠𝑦𝑠𝑡𝑒̀𝑚𝑒 𝑑’𝑖𝑛𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 » : argumente-t-il.

Le Dr Kouam Kamdem, qui a par ailleurs diagnostiqué les cyberattaques qui font perdre aux banques camerounaises des milliards de Francs CFA chaque année, formule des recommandations pour les entreprises qui possèdent des systèmes d’informations. Par exemple, il leur recommande de « 𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑒 𝑒𝑛 𝑝𝑙𝑎𝑐𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢𝑥 𝑑’𝑎𝑢𝑡ℎ𝑒𝑛𝑡𝑖𝑓𝑖𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒́𝑙𝑒𝑣𝑒́𝑠 𝑒𝑡 𝑎𝑑𝑎𝑝𝑡𝑒́𝑠 𝑒𝑛 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑠𝑒𝑛𝑠𝑖𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒́𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑛𝑖𝑝𝑢𝑙𝑒́𝑒𝑠. 𝐼𝑙 𝑠𝑒𝑟𝑎 𝑒́𝑔𝑎𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑛𝑒 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑏𝑎𝑠𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑠𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝑢𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑐𝑟𝑦𝑝𝑡𝑜𝑔𝑟𝑎𝑝ℎ𝑖𝑒, 𝑐𝑎𝑟 𝑎̀ 𝑑𝑒́𝑓𝑎𝑢𝑡 𝑑𝑒 𝑛𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑥𝑝𝑙𝑜𝑖𝑡𝑒𝑟, 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑦𝑏𝑒𝑟𝑐𝑟𝑖𝑚𝑖𝑛𝑒𝑙𝑠 𝑝𝑒𝑢𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑢𝑝𝑝𝑟𝑖𝑚𝑒𝑟 𝑜𝑢 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑑𝑖𝑓𝑖𝑒𝑟. 𝐿’𝑖𝑚𝑝𝑙𝑒́𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑑𝑒́𝑐𝑒𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑜𝑖𝑡 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑒𝑓𝑓𝑒𝑐𝑡𝑖𝑣𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒𝑝𝑟𝑖𝑠𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑟𝑒𝑛𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢 𝑑𝑒 𝑠𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡𝑒́. 𝐸𝑛 𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒, 𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑜𝑖𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑒 𝑒𝑛 𝑝𝑙𝑎𝑐𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑒𝑠𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑠𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑒𝑛𝑎𝑐𝑒𝑠 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑛𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑟 𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑟𝑛𝑖𝑒̀𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑣𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑒𝑛 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑟𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑟𝑒𝑛𝑡𝑒𝑠 ».

𝐃𝐫 𝐕𝐨𝐥𝐯𝐢𝐚𝐧𝐞 𝐒𝐚𝐩𝐡𝐢𝐫 𝐌𝐟𝐨𝐠𝐨, 𝐚𝐦𝐚𝐳𝐨𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐲𝐛𝐞𝐫𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́

Le 15 avril 2025, la désormais Dr Volviane Saphir Mfogo a pris le relais. Elle a soutenu dans la salle 311 B du campus C sa thèse intitulée : « 𝑴𝒂𝒄𝒉𝒊𝒏𝒆 𝒍𝒆𝒂𝒓𝒏𝒊𝒏𝒈 𝒇𝒐𝒓 𝒄𝒚𝒃𝒆𝒓 𝒅𝒆𝒄𝒆𝒑𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒊𝒏 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒏𝒆𝒕 𝒐𝒇 𝒕𝒉𝒊𝒏𝒈𝒔 ». Ce volume de recherche auquel le jury a décerné la mention « Très honorable », traite de la sécurité des objets connectés auxquels nous sommes désormais habitués. « 𝐼𝑙𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑣𝑢𝑙𝑛𝑒́𝑟𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑖𝑔𝑛𝑜𝑟𝑜𝑛𝑠. 𝐵𝑒𝑎𝑢𝑐𝑜𝑢𝑝 𝑎𝑐ℎ𝑒̀𝑡𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑒́𝑞𝑢𝑖𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑎̀ 𝑙’𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑎𝑚𝑒́𝑟𝑎𝑠 𝑑𝑒 𝑠𝑢𝑟𝑣𝑒𝑖𝑙𝑙𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑜𝑢 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑙𝑙𝑖𝑔𝑒𝑛𝑡𝑒𝑠, 𝑒𝑡𝑐. 𝑀𝑎𝑖𝑠 𝑖𝑙𝑠 𝑛𝑒 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑛𝑒𝑛𝑡 𝑚𝑒̂𝑚𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑙𝑎 𝑝𝑒𝑖𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑑𝑒́𝑓𝑎𝑢𝑡. 𝐶𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑑𝑒́𝑓𝑎𝑢𝑡 𝑠𝑒 𝑟𝑒𝑡𝑟𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑒𝑛 𝑙𝑖𝑔𝑛𝑒. 𝐷𝑜𝑛𝑐, 𝑞𝑢𝑒𝑙𝑞𝑢’𝑢𝑛 𝑞𝑢𝑖 𝑐𝑜𝑛𝑛𝑎𝑖̂𝑡 𝑑𝑒́𝑗𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑟𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑢 𝑘𝑖𝑡 𝑡𝑒𝑐ℎ𝑛𝑜𝑙𝑜𝑔𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑒𝑧, 𝑠’𝑖𝑙 𝑠’𝑎𝑔𝑖𝑡 𝑑’𝑢𝑛 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑖𝑛𝑎𝑙 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑙𝑙𝑖𝑔𝑒𝑛𝑡, 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑠𝑖𝑚𝑝𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑙𝑙𝑒𝑟 𝑒𝑛 𝑙𝑖𝑔𝑛𝑒, 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑙’𝑖𝑛𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑡 𝑠’𝑦 𝑐𝑜𝑛𝑛𝑒𝑐𝑡𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑑𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑀𝑎𝑐ℎ𝑖𝑛𝑒 𝑙𝑒𝑎𝑟𝑛𝑖𝑛𝑔 𝑓𝑜𝑟 𝑐𝑦𝑏𝑒𝑟 𝑑𝑒𝑐𝑒𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑖𝑛 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑛𝑒𝑡 𝑜𝑓 𝑡ℎ𝑖𝑛𝑔𝑠 » : indique-t-elle.

Pour résoudre ce problème de vulnérabilité aux cyberattaques des objets connectés, les chercheurs avaient jusqu’ici misé sur les méthodes basées sur la détection. Le Dr Volviane Saphir Mfogo a pris le chemin de la « cyber déception ». « 𝐿𝑎 𝑑𝑒́𝑡𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑎𝑡𝑡𝑒𝑛𝑑 𝑞𝑢𝑒 𝑙’𝑎𝑡𝑡𝑎𝑞𝑢𝑒 𝑎𝑖𝑡 𝑙𝑖𝑒𝑢 𝑎𝑣𝑎𝑛𝑡 𝑑’𝑎𝑔𝑖𝑟. 𝑃𝑜𝑢𝑟𝑞𝑢𝑜𝑖 𝑎𝑡𝑡𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑞𝑢’𝑖𝑙 𝑦 𝑎𝑖𝑡 𝑎𝑡𝑡𝑎𝑞𝑢𝑒 𝑎𝑣𝑎𝑛𝑡 𝑑’𝑎𝑔𝑖𝑟 ? 𝐼𝑙 𝑓𝑎𝑢𝑡 𝑑𝑒́𝑝𝑎𝑠𝑠𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑟𝑒́𝑎𝑐𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡𝑒́ 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓. 𝐷’𝑜𝑢̀ 𝑙’𝑖𝑑𝑒́𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑜𝑠𝑒𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑐𝑦𝑏𝑒𝑟 𝑑𝑒́𝑐𝑒𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛. 𝐿𝑒 𝑝𝑟𝑖𝑛𝑐𝑖𝑝𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑎̀ 𝑙’𝑎𝑡𝑡𝑎𝑞𝑢𝑎𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑙’𝑎𝑡𝑡𝑎𝑞𝑢𝑒 𝑚𝑎𝑟𝑐ℎ𝑒, 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑐𝑒 𝑛’𝑒𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑠. 𝐷𝑜𝑛𝑐, 𝑙𝑒 𝑠𝑦𝑠𝑡𝑒̀𝑚𝑒 𝑞𝑢’𝑜𝑛 𝑚𝑒𝑡 𝑒𝑛 𝑝𝑙𝑎𝑐𝑒 𝑎𝑐𝑡𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑒𝑟𝑚𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑟𝑠𝑒𝑟 𝑜𝑢 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑑’𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑎𝑔𝑖𝑟 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑢𝑛 𝑎𝑡𝑡𝑎𝑞𝑢𝑎𝑛𝑡 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑠𝑖 𝑐𝑒 𝑑𝑒𝑟𝑛𝑖𝑒𝑟 𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑒𝑛 𝑡𝑟𝑎𝑖𝑛 𝑑’𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑎𝑔𝑖𝑟 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑢𝑛 𝑜𝑏𝑗𝑒𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑛𝑒𝑐𝑡𝑒́. 𝐷𝑒 𝑐𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑡, 𝑜𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑎𝑝𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑑’𝑒́𝑡𝑢𝑑𝑖𝑒𝑟 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑢 𝑐𝑦𝑏𝑒𝑟𝑐𝑟𝑖𝑚𝑖𝑛𝑒𝑙, 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑠𝑒𝑠 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑝𝑖𝑒𝑑 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑦𝑠𝑡𝑒̀𝑚𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑓𝑖𝑔𝑢𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑖𝑒́𝑠 𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑝𝑜𝑢𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑠𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑛𝑜𝑠 𝑜𝑏𝑗𝑒𝑡𝑠 ». La solution que propose le Dr Mfogo est basée sur l’intelligence artificielle.

Pour le Prof. Marcellin Julius Nkenlifack, un des co-directeurs de la thèse du Dr Mfogo, les résultats de son étudiante sont applicables dans : les systèmes de défense des pays, l’industrie aéronautique pour la sécurité des avions, l’industrie automobile pour la sécurité des voitures intelligentes, nos maisons où nous disposons d’un éventail d’objets connectés. L’armée camerounaise devrait par exemple s’en approprier. « 𝐶𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑑’𝑢𝑛𝑒 𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑𝑒 𝑖𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑎 𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒 𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑜𝑠𝑒́ 𝑢𝑛 𝑚𝑜𝑑𝑒̀𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑚𝑎𝑐ℎ𝑖𝑛𝑒 𝑙𝑒𝑎𝑟𝑛𝑖𝑛𝑔 𝑞𝑢𝑖, 𝑑𝑒 𝑚𝑎𝑛𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑙𝑙𝑖𝑔𝑒𝑛𝑡𝑒, 𝑣𝑎 𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑑𝑒́𝑗𝑜𝑢𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑡𝑡𝑎𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑖𝑟𝑎𝑡𝑒𝑠. 𝐷𝑜𝑛𝑐, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑎𝑢𝑡𝑒́ 𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡𝑖𝑓𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑒𝑛 𝑔𝑒́𝑛𝑒́𝑟𝑎𝑙. 𝑀𝑎𝑖𝑠 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑒𝑛𝑗𝑒𝑢 𝑑𝑒 𝑠𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑎𝑙𝑒 » : souligne le Prof. Nkenlifack.

𝐋𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐧𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐫𝐦𝐞́𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐔𝐒𝐀

Ces deux Docteurs en cybersécurité ont bénéficié de l’accompagnement de trois co-directeurs : Prof. Marcellin Julius Nkenlifack (Université de Dschang), Prof. Alain Zemkoho (Université de Southampton – Grande Bretagne), Laurent Y. Njilla (Air Force Research Laboratory – USA). Ils ont été précédés dans l’exercice de soutenance par le Dr Arnold Willie Kouam Kontchou. La thèse de ce dernier, préparée en cotutelle entre l’Université de Dschang et l’Université d’Avignon (France), a été soutenue le 3 décembre 2024 à Avignon. Elle s’intitule : « 𝑱𝒆𝒖 𝒅𝒆 𝒄𝒆𝒏𝒕𝒓𝒂𝒍𝒊𝒕𝒆́ 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒂 𝒄𝒚𝒃𝒆𝒓 𝒕𝒓𝒐𝒎𝒑𝒆𝒓𝒊𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒂𝒈𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒆́𝒑𝒊𝒅𝒆́𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒓𝒆́𝒔𝒆𝒂𝒖𝒙 ».

Tous ces lauréats font partie du projet GMC-DRA (Game Theory and Machine Learning for cyber deception, resilience and Agility (GMC-DRA)). Financé à l’Université de Dschang par le laboratoire de recherche de l’Armée des USA depuis la rentrée 2021-2022, il avait pour objectifs, entre autres, de former une cohorte de quinze docteurs en cybersécurité. Ces financements ont permis aux doctorants de bénéficier d’une bourse mensuelle pendant trois ans, d’avoir des contrats de cotutelle de thèses avec des universités partenaires en France, de participer aux plus grandes conférences scientifiques de cette discipline à travers le monde. Certains d’entre eux ont pu effectuer des stages au sein du laboratoire de l’armée américaine. Sur les quinze doctorants enrôlés au départ, à la fin du processus, quatre auront soutenu leurs thèses à l’étranger dans le cadre des conventions de cotutelle avec l’UDs ; neuf soutenances se seront tenues sur place à Dschang. Il est à noter que deux doctorants, grâce au projet, ont été enrôlés par d’autres bourses aux USA. Ils ont été remplacés par des doctorants inscrits à ce jour en « D2 ».

𝐋’𝐨𝐛𝐥𝐢𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐯𝐮𝐞𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐞́𝐭𝐢𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬

Au-delà des thèses, le coordinateur du projet, Prof. Nkenlifack, se réjouit de la qualité des publications scientifiques effectuées par ses poulains. « 𝐽𝑒 𝑑𝑜𝑖𝑠 𝑑𝑖𝑟𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑓𝑖𝑒𝑟𝑡𝑒́ 𝑞𝑢𝑒 𝑐𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑗𝑒𝑡 𝑎 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑚𝑒̂𝑚𝑒 𝑝𝑢𝑏𝑙𝑖𝑒́ 𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑖𝑧𝑎𝑖𝑛𝑒𝑠 𝑑’𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑𝑠 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑛𝑎𝑢𝑥. 𝑉𝑜𝑢𝑠 𝑖𝑚𝑎𝑔𝑖𝑛𝑒𝑧 𝑞𝑢’𝑖𝑙𝑠 𝑜𝑛𝑡 𝑝𝑢 𝑡𝑟𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑙𝑎𝑐𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑛𝑎𝑢𝑥 𝐼𝐸𝐸𝐸 , 𝑞𝑢𝑖 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑖𝑎𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑐𝑜𝑡𝑒́𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑒́𝑟𝑖𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑖𝑛𝑔𝑒́𝑛𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑒𝑛 𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑢𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠. 𝐶’𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑒𝑥𝑖𝑔𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑑𝑒́𝑝𝑎𝑟𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑛𝑢𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑒 𝑏𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑓𝑜𝑛𝑑𝑠 », indique-t-il.

Le projet GMC-DRA avait également une dimension « ingénierie ». Il fallait produire des solutions de sécurité. « 𝐼𝑙 𝑦 𝑎 𝑏𝑒𝑎𝑢𝑐𝑜𝑢𝑝 𝑑𝑒 𝑝𝑙𝑎𝑡𝑒𝑓𝑜𝑟𝑚𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑜𝑛𝑡 𝑒́𝑡𝑒́ 𝑑𝑒́𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒́𝑒𝑠 : 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑙𝑎𝑡𝑒𝑓𝑜𝑟𝑚𝑒𝑠 𝑑’𝑎𝑛𝑎𝑙𝑦𝑠𝑒, 𝑑’𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑐𝑜𝑛𝑛𝑒𝑥𝑖𝑜𝑛 𝑎𝑢 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢 𝑑𝑒𝑠 𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑎𝑢𝑥 𝑣𝑖𝑟𝑡𝑢𝑒𝑙𝑠, 𝑙𝑒𝑠𝑞𝑢𝑒𝑙𝑠 𝑠𝑒𝑟𝑣𝑖𝑟𝑜𝑛𝑡 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑠𝑢𝑟𝑣𝑒𝑖𝑙𝑙𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑠𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡𝑒́. 𝑂𝑛 𝑎 𝑒́𝑔𝑎𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑟𝑢𝑖𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑙𝑎𝑡𝑒𝑓𝑜𝑟𝑚𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑔𝑒́𝑛𝑒́𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒́𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑜̂𝑙𝑒 𝑎𝑢 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢, 𝑝𝑎𝑟 𝑒𝑥𝑒𝑚𝑝𝑙𝑒, 𝑑𝑒𝑠 𝑏𝑎𝑛𝑞𝑢𝑒𝑠. 𝐼𝑙 𝑦 𝑎 𝑑𝑒𝑠 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑢𝑥 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑟𝑒𝑡𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑜𝑛𝑡 𝑒́𝑡𝑒́ 𝑓𝑎𝑖𝑡𝑠 𝑒𝑡 𝑞𝑢𝑖 𝑝𝑒𝑢𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑖𝑑𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒𝑝𝑟𝑖𝑠𝑒𝑠, 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑖𝑛𝑖𝑠𝑡𝑒̀𝑟𝑒𝑠, 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑒𝑟𝑣𝑖𝑐𝑒𝑠 𝑝𝑢𝑏𝑙𝑖𝑐𝑠, 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑒𝑟𝑣𝑖𝑐𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑖𝑣𝑒́𝑠, 𝑙’𝑎𝑟𝑚𝑒́𝑒 », insiste le coordinateur.

Un colloque de restitution de tous les résultats engrangés par cette aventure aura lieu avant la fin de l’année 2025. Le plus gros challenge, selon le Prof. Nkenlifack, est d’offrir des opportunités professionnelles à ces docteurs pour qu’ils restent développer la recherche et l’ingénierie camerounaise en matière de cybersécurité. Les centres de recherche et firmes américains, canadiens et européens sont prêts à se les arracher. La preuve : plusieurs enrôlés du projet ont déjà dit « oui » à ces contrats lucratifs.

À titre d’illustration, le Dr Willie Arnold Kouam Kontchou vient d’être recruté comme Professeur assistant au LIT Secure and Correct Systems Lab de la Johannes Kepler University Linz, en Autriche. Son contrat de six ans qui prend effet en septembre 2025, consistera à faire de la recherche et à superviser les travaux des étudiants.

Source Celcom Université de Dschang

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