
L’axe réputé criminogène, Yaoundé – Bafoussam, vient de vivre une nouvelle nuit de deuil. Aux alentours de 4 heures du matin, ce 14 août 2026, un grave accident de la circulation s’est produit dans le village Nomale, (situé à environ 170 km de Yaoundé), dans l’arrondissement de Ndikiniméki, sur la Route Nationale N°4.

Un bus gros porteur appartenant à l’agence de voyages Mangwa Boy, qui se rendait dans la région de l’Ouest ou du Nord-Ouest, est entré en collision frontale et violente avec un camion immobilisé sur la chaussée.
Selon les précisions apportées par un membre de l’équipe de l’organisation SECUROUTE, le camion était lourdement chargé de planches de bois. La violence de l’impact a été telle que le bus s’est littéralement encastré dans la cargaison, déchiquetant de plein fouet les cinq premiers rangs du véhicule de transport de passagers.
Le bilan provisoire fait état de plusieurs dizaines de morts, dont le chauffeur de l’agence et les passagers assis sur les premiers rangs, décédés sur le coup. On dénombre également de nombreux blessés graves secourus et évacués vers les formations sanitaires les plus proches.
En attendant les conclusions officielles des enquêtes ouvertes par les forces de maintien de l’ordre, plusieurs facteurs sont pointés du doigt pour expliquer le drame dont le stationnement dangereux et prolongé : Le camion impliqué était en panne et mal garé sur la voie publique depuis plusieurs jours sans signalisation adéquate, l’excès de vitesse potentiel et le manque de visibilité aux heures tardives (4h du matin et l’assoupissement ou la baisse de vigilance du conducteur sur ce long trajet nocturne.
Ce nouveau drame remet une fois de plus sur le devant de la scène la question cruciale de la sécurité routière, du contrôle technique des véhicules et de l’enlèvement prioritaire des épaves en panne sur les axes lourds du pays.
Peter Kum
Article précédent
Tchad : Chocs climatiques : Restauration des écosystèmes à Zabout.
Laisser un commentaire