Cameroun – Polluants organiques persistants : Le plan national de lutte se renforce.


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  • 15 octobre 2026

Un atelier national consacré à l’actualisation du Plan national de mise en œuvre de la Convention de Stockholm s’est tenu ce jeudi 15 octobre 2026 à Yaoundé, sous la présidence du ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable, Pierre HÉLÉ.

Réduire les risques liés aux substances chimiques toxiques et protéger durablement la santé humaine et l’environnement. Tel est l’objectif de cette rencontre, qui vise à renforcer les mesures nationales de lutte contre les polluants organiques persistants (POP).

Dans son discours d’ouverture, Pierre HÉLÉ a rappelé la dangerosité de ces substances chimiques, caractérisées par leur lente dégradation dans l’environnement, leur accumulation dans les organismes vivants et leur capacité à se propager sur de longues distances. Ces polluants peuvent notamment provoquer des cancers, des perturbations hormonales, des atteintes au système nerveux ainsi que des troubles de la reproduction. Le ministre a insisté sur la nécessité de concilier les activités industrielles avec la protection de la vie humaine.

Cette troisième actualisation du plan national vise notamment à intégrer 18 nouvelles substances inscrites aux annexes de la Convention de Stockholm entre 2009 et 2019. Le processus bénéficie du financement du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et de l’appui technique d’ONU Environnement.

Présentant les résultats de l’inventaire national, Josoua Awoudou, coordonnateur du plan, a identifié quatre principales catégories de polluants prioritaires : les polychlorobiphényles (PCB), présents dans certains transformateurs électriques, les pesticides obsolètes, les substances contenues dans divers produits industriels et les dioxines et furanes issus notamment de la combustion des déchets. Les quantités recensées comprennent 1 770 tonnes de PCB et 24 tonnes de pesticides obsolètes.

Pierre HÉLÉ a, par ailleurs, réaffirmé l’importance de poursuivre les efforts engagés pour réduire, voire éliminer, ces substances dangereuses. Pour Josoua Awoudou, cette lutte ne saurait être efficace sans une coopération entre les pays, compte tenu de la capacité de ces polluants à franchir les frontières par l’air, l’eau et les sols.

Au-delà de l’actualisation d’un document stratégique, l’enjeu est désormais de traduire les conclusions de cet inventaire en actions concrètes afin de limiter durablement l’exposition des populations et de préserver les écosystèmes. Les travaux, qui ont débuté autour de 10 heures à l’hôtel Dajoll de Mbankomo, se sont déroulés en présence du secrétaire général du ministère, le Pr Paul TCHAWA, aux côtés d’autres acteurs engagés dans la protection de l’environnement.

À travers cette actualisation, le Cameroun entend ainsi renforcer sa réponse nationale face à une pollution qui ignore les frontières et dont les conséquences peuvent se transmettre aux générations futures.

Théophile Ngondi

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