
Infertilité, procréation médicalement assistée et innovations médicales, sont au centre du 33ᵉ congrès de la Société des gynécologues et obstétriciens du Cameroun, ouvert ce 14 octobre 2026 à Douala.
La santé reproductive des femmes reste confrontée à plusieurs défis, entre avancées médicales et difficultés d’accès aux traitements. C’est dans ce contexte que la Société des gynécologues et obstétriciens du Cameroun (SOGOC) tient son 33ᵉ congrès du 14 au 16 octobre 2026 à l’hôtel Sawa de Douala.
Placée sous le thème « Les défis actuels en gynécologie et obstétrique », cette rencontre réunit des spécialistes autour des pratiques médicales, de la recherche et de l’amélioration de la prise en charge des patientes.
Parmi les préoccupations soulevées figure le coût de la procréation médicalement assistée (PMA). La gynécologue Ernestine Gwet Bell a attiré l’attention sur les difficultés financières auxquelles sont confrontées certaines femmes désireuses d’avoir un enfant. Elle plaide pour une subvention de ces traitements afin d’en faciliter l’accès.
Les échanges portent également sur la prévention et la prise en charge du cancer du col de l’utérus, la santé des adolescentes ainsi que les particularités de la médecine reproductive en Afrique. Des thématiques qui interrogent la capacité des systèmes de santé à proposer des soins adaptés aux réalités locales.
Le programme scientifique prévoit des conférences et des ateliers de formation consacrés notamment à l’endoscopie gynécologique, aux techniques de procréation médicalement assistée et à la prise en charge des hémorragies du post-partum.
Pour les organisateurs, l’enjeu est de favoriser le partage des connaissances et de renforcer les compétences des professionnels de santé, notamment des jeunes médecins.
Jusqu’au 16 octobre, les travaux doivent ainsi contribuer à nourrir la réflexion sur des réponses médicales mieux adaptées aux besoins des femmes. La question de l’accessibilité financière des traitements demeure toutefois un enjeu important pour traduire les progrès scientifiques en possibilités concrètes de soins.
Natacha Mbarga
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