Afrique centrale – Criminalité transfrontière : Le Burundi appelle à une mutualisation des forces de renseignement.


  • Direct Info
  • 10 juillet 2026

Le Vice-Président du Burundi, Prosper Bazombanza, a ouvert la Conférence Régionale du CISSA à Bujumbura, plaidant pour une mutualisation des forces face aux groupes armés et à la criminalité transnationale.

Face à des menaces sécuritaires de plus en plus diffuses, l’Afrique centrale cherche la parade par le prisme du multilatéralisme et de la coopération interétatique. Ce jeudi 9 juillet 2026, le Vice-Président de la République du Burundi, l’Ingénieur Prosper Bazombanza, a officiellement présidé la cérémonie d’ouverture de la Conférence Régionale du Comité des Services de Renseignement et de Sécurité Africains (CISSA) pour la zone Afrique centrale.

Les chefs des services de renseignement et les experts en sécurité du continent se sont réunis autour d’un thème central et évocateur : « Sécurité Régionale dans un contexte mondial lié au multilatéralisme : enjeux et implications pour la région de l’Afrique Centrale face à l’insécurité causée par les groupes rebelles et les groupes armés négatifs ».

Dans son allocution d’ouverture, le Vice-Président burundais a brossé un tableau lucide et sans complaisance de la situation sécuritaire dans la sous-région. Il a souligné que l’Afrique centrale demeure confrontée à des défis d’une complexité croissante.

La stabilité des institutions et la sécurité des populations se trouvent en effet fragilisées par une triple menace dont la persistance et la mobilité transfrontalière des groupes armés rebelles, la montée des risques liés au terrorisme et l’enracinement de la criminalité transnationale organisée.

Face à ce diagnostic, Prosper Bazombanza a martelé une vérité géopolitique : face à des menaces interconnectées, l’isolement est une faiblesse. Il a affirmé avec fermeté qu’aucun État, pris individuellement, ne dispose des capacités nécessaires pour neutraliser seul ces périls.

Le numéro deux burundais a donc plaidé pour un changement de paradigme basé sur trois piliers opérationnels à savoir ; un renforcement substantiel de la coopération sécuritaire régionale, une systématisation et une fluidification du partage du renseignement stratégique et tactique et une meilleure coordination des opérations militaires sur le terrain entre les États membres.

Le Vice-Président a également mis le doigt sur l’un des principaux moteurs de l’instabilité en Afrique centrale : la convoitise autour des immenses richesses géologiques et forestières de la région. Il a fermement mis en garde contre les conflits cycliques alimentés et financés par l’exploitation illégale des ressources naturelles.

En guise de conclusion, il a invité l’ensemble des délégations du CISSA à intensifier le dialogue et la concertation politique afin de bâtir un front commun et collectif face à ces menaces économiques et sécuritaires partagées.

Peter Kum

Commentaires sur Facebook


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Rester connecter

Inscrivez-vous à notre Newsletter pour recevoir les nouvelles articles par mail !

error: Content is protected !!