Cameroun – 4 Novembre 1982 : AHMADOU AHIDJO annonça sa démission.


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  • 4 novembre 2026

Quarante-quatre ans après, retour sur une annonce majeure de la vie institutionnelle du Cameroun. Devoir de mémoire ce 4 Novembre 2026.

Le 4 novembre 1982, Ahmadou Ahidjo, premier Président de la République du Cameroun, annonce sa démission dans une allocution radiodiffusée. Une déclaration qui marque un tournant dans l’histoire institutionnelle du pays et ouvre la voie à la succession constitutionnelle assurée par le Premier Ministre de l’époque, Paul Biya.

« J’ai décidé de démissionner de mes fonctions de Président de la République du Cameroun. Cette décision prendra effet le samedi 6 novembre à 10 h. » C’est en ces termes qu’Ahmadou Ahidjo informe ses compatriotes de sa décision, au terme de près de vingt-quatre années à la tête de l’État, depuis l’indépendance en 1960.

Dans son adresse à la nation, le chef de l’État exprime sa reconnaissance aux personnes et aux militants de l’Union nationale camerounaise (UNC) qui l’ont accompagné dans l’exercice de ses fonctions. Il évoque également les acquis de la construction nationale, notamment après l’indépendance, la Réunification et l’Unification.
Ahmadou Ahidjo met alors en avant les perspectives du pays, en citant ses ressources, la consolidation de l’unité nationale et les relations de coopération avec l’étranger. Son intervention accorde une place centrale à la continuité de l’État et à la succession présidentielle.
Le président sortant appelle ainsi les Camerounais à soutenir son successeur constitutionnel. « J’invite toutes les Camerounaises et tous les Camerounais à accorder, sans réserve, leur confiance et à apporter leur concours à mon successeur constitutionnel M. Paul Biya », déclare-t-il.
Conformément aux dispositions constitutionnelles alors en vigueur, Paul Biya, jusque-là Premier ministre, est investi président de la République le 6 novembre 1982. Cette transition intervient dans un contexte marqué par la surprise suscitée par l’annonce de la démission, dont Ahmadou Ahidjo ne précise pas les motifs dans son allocution.

Quarante-quatre ans après, cette date constitue un repère de la mémoire institutionnelle camerounaise. Le discours du 4 novembre 1982 demeure un document historique pour comprendre les circonstances de la transmission du pouvoir au sommet de l’État.

En conclusion de son adresse, Ahmadou Ahidjo exhorte ses compatriotes à préserver la cohésion nationale. « Je vous exhorte à demeurer un peuple uni, patriote, travailleur, digne et respecté », déclare-t-il, avant de terminer par ces mots : « Vive le Cameroun ».

Natacha Mbarga

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