Cameroun – Affaire Hadja Haoua : La toile s’enflamme et Me Alice Nkom rompt le silence.


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  • 26 octobre 2026

Mort annoncée, ou convalescence en exil ? La toile camerounaise s’enflamme depuis plusieurs jours, autour de la situation de Hadja Haoua. Alors que des rumeurs persistantes la disaient décédée au Tchad. Une publication officielle de l’avocate et militante des droits humains, Me Alice Nkom, ce lundi 26 octobre 2026, vient apporter un démenti implicite et recadrer le débat public.

Ce lundi 26 octobre, l’avocate de renom Me Alice Nkom a publié sur sa page officielle Facebook, une photo la montrant aux côtés de Hadja Haoua et de Maxime Mbe.

Dans son message, l’avocate s’adresse directement à la militante : « Avec Maxi Mbe, nous souhaitons, du plus profond de notre cœur, un très bon rétablissement à Hadja Haoua. MOM LOVES YOU ».

Cette prise de parole publique met à mal les avis de décès informels qui circulaient sur les réseaux sociaux. En parlant explicitement de « rétablissement », l’avocate recadre la situation : il s’agit d’accompagner une convalescence et non de pleurer une disparition définitive.

Depuis le 23 octobre 2026, des publications non vérifiées affirmaient que l’ancienne militante du RDPC, reconvertie en lanceuse d’alerte, serait décédée à N’Djamena au Tchad, des suites de sévices corporels subis durant une période de détention.

Face à la propagation rapide de ces affirmations, plusieurs acteurs de la société civile rappellent l’importance de la prudence et du respect de la dignité humaine. Aucune source officielle, aucun certificat de décès, ni aucun témoignage direct, n’a confirmé un tel décès.

Ancienne militante du parti au pouvoir (RDPC), devenue très critique envers les figures du régime de Yaoundé, à travers ses vidéos sur les réseaux sociaux, Hadja Haoua avait disparu des radars publics vers la fin du mois de juillet 2025.

Un « Message Radio Porté » de la Gendarmerie nationale, signé par le Lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, ordonnait alors une interdiction de sortie du territoire ; et des recherches actives à son encontre, pour « appels à l’insurrection ».

Depuis lors, plusieurs versions contradictoires ont alimenté les médias. En août 2025, l’écrivaine Calixthe Beyala avait relayé des rumeurs d’exécution, sans pouvoir les confirmer formellement.

En mai 2026, des articles de presse faisaient état d’une interpellations, suivie d’une détention secrète au Secrétariat d’État à la Défense (SED), avant une remise en liberté et un exil forcé vers N’Djamena, où elle se serait trouvée affaiblie et traumatisée.

En octobre 2026, il y a eu une annonce erronée de son décès en terre tchadienne. Alors que des organisations de défense des droits humains, comme l’ADDO, avaient dénoncé une disparition forcée ; et réclamer des éclaircissements aux autorités, sans obtenir de réponse publique officielle. Le dossier de Hadja Haoua resterait alors emblématique de la méfiance qui entourerait la gestion des voix critiques au Cameroun.

La sortie de Me Alice Nkom rappelle l’urgence d’une information recoupée, rigoureuse et débarrassée de la surenchère sensationnaliste. Alors que les proches de la lanceuse d’alerte réclament la clarté et le respect de son intégrité physique et morale.

Peter Kum

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