
Alors que le retrait de certaines pièces de monnaie de la circulation est prévu pour le 1er novembre 2026, sur le terrain, des commerçants et autres acteurs économiques refusent déjà des pièces de 500 FCFA, 100 FCFA, 50 FCFA et 25 FCFA. Une situation qui suscite une incompréhension et une confusion généralisée auprès des usagers.

En effet, la mesure de retrait de certaines pièces de monnaie annoncée par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), provoque déjà des confusions sur le terrain. Par exemple, depuis cette matinée du 17 octobre 2026 à Yaoundé et Douala, plusieurs usagers disent rencontrer des difficultés énormes pour effectuer leurs courses, certains commerçants et transporteurs refusant déjà des pièces de monnaie, qui sont pourtant encore valables.
Alors que le calendrier annoncé par la BEAC prévoit le retrait, à compter du 1er novembre 2026, des pièces issues des gammes mises en circulation en 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985 ; il faut rappeler que cette mesure ne concerne pas toutes les pièces de monnaie en circulation au Cameroun. Les pièces des gammes 2006 et 2024 restent toujours valables et conservent tout leur pouvoir libératoire.

Ainsi, les détenteurs de ces anciennes pièces concernées disposeront encore de plusieurs mois pour les échanger gratuitement, même après le 1er Novembre 2026.
La BEAC précise bien que, du 1er novembre 2026 au 31 juillet 2027, l’opération d’échange de ces anciennes pièces pourra se faire uniquement auprès des banques, des établissements de microfinance et dans les guichets de la BEAC.
Du 1er août au 31 octobre 2027, seuls les guichets de la BEAC assureront ces échanges des anciennes pièces. Et à partir du 1er novembre 2027, ces anciennes pièces concernées ne pourront plus être échangées.
En attendant l’entrée en vigueur de cette mesure, le 1er Novembre 2026, les refus anticipés de ces anciennes pièces de monnaies, tels que rapportés par les usagers sur le terrain, soulèvent la problématique de la communication, pour une meilleure information du grand public.
Pourtant, une bonne compréhension du calendrier de la BEAC permettrait simplement d’éviter toutes ces confusions, avec tous les désagréments qui cela cause aux usagers ; notamment à ceux qui utilisent quotidiennement la monnaie fiduciaire, dans leurs transactions.

Le défi ici pour le grand public est donc de pouvoir distinguer les pièces effectivement concernées par ce retrait, au 1er Novembre 2026 ; afin que l’application de cette mesure de la BEAC ne pénalise pas inutilement les consommateurs.
Natacha Mbarga
Laisser un commentaire