
L’onde de choc des violences sécuritaires continue d’éprouver la région. Fuyant les exactions attribuées à la secte terroriste Boko Haram dans les localités de Salé et Zizague, dans l’arrondissement de Waza. De ce fait, plus de 800 personnes se sont réfugiées au stade Yaya Daïrou de Maroua, depuis le 10 septembre 2026.

Installées dans une précarité extrême au sein de cette infrastructure sportive, ces familles déplacées font face à un déficit critique en infrastructures de base. Le manque d’accès à l’eau potable, l’absence de latrines fonctionnelles et la carence en dispositifs d’assainissement font craindre une crise sanitaire majeure.
Cette promiscuité est d’autant plus inquiétante que la région de l’Extrême-Nord demeure sous une vigilance renforcée face aux risques de propagation du choléra et d’autres maladies hydriques en cette période de crues et de pluies.
Au-delà de la réponse sécuritaire à la frontière, la situation au stade Yaya Daïrou nécessite un déploiement humanitaire immédiat de la part des pouvoirs publics et des partenaires internationaux. Pour éviter une catastrophe sanitaire en plein cœur de la capitale régionale, les priorités d’intervention portent sur l’approvisionnement rapide en eau potable par camions-citernes ou stations mobiles d’épuration, l’installation de latrines d’urgence et de points de lavage des mains pour freiner toute chaîne de contamination, la collecte et la gestion des déchets au sein du complexe sportif pour maintenir un seuil de salubrité acceptable et la mise en place d’un suivi médical régulier pour la prise en charge des enfants, des femmes et des personnes vulnérables.
Peter Kum
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