
Au terme de la tournée de travail consacrée au lancement des travaux de drainage dans le cadre du Projet Villes et Gestion Foncière Durables (PVGFD), une nouvelle étape a été franchie avec la signature des Contrats de ville. Les conventions ont été signées entre le ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, les Maires des Communes concernées, les représentants des communautés urbaines de Douala et de Yaoundé ; ainsi que les différents partenaires impliqués dans la mise en œuvre des projets urbains.

Ces contrats viennent préciser le contenu des engagements pris par les différentes parties prenantes. Ils définissent les priorités d’investissement, les mécanismes de financement, les modalités de suivi et les responsabilités de chaque acteur dans la réalisation des projets destinés à améliorer durablement le cadre de vie des populations.
Pour Douala, ces Contrats de ville représentent un programme d’investissements évalué à 121 milliards de FCFA. Une enveloppe destinée à accompagner la transformation urbaine de la capitale économique à travers des actions ciblées dans les infrastructures, l’assainissement, la mobilité et la modernisation de la gouvernance urbaine.

Pour l’année en cours, le programme prévoit 36 activités dans la ville de Douala pour un montant global de 68,51 milliards de FCFA consacré aux investissements et à la formation. La priorité est accordée aux infrastructures urbaines, qui concentrent 95 % des financements prévus.
Dans le détail, les interventions concernent principalement les travaux de voirie et de drainage. Les arrondissements de Douala III et Douala V figurent parmi les zones prioritaires avec la réalisation de drains structurants, la construction d’ouvrages complémentaires de protection ainsi que des aménagements destinés à améliorer l’évacuation des eaux pluviales.

Le programme prévoit notamment des travaux sur près de 10 kilomètres de drains structurants, ainsi que la construction et la réhabilitation de voiries destinées à améliorer la mobilité urbaine. Pour le bassin versant concerné, une enveloppe de 44,040 milliards de FCFA est annoncée afin d’accompagner les travaux d’assainissement et de réduire les risques liés aux inondations.
Toutefois, les Contrats de ville prennent également en compte la dimension sociale des projets. Des ressources sont prévues pour les compensations, les transactions et la réinstallation des personnes affectées par les travaux. L’objectif ici est d’accompagner les populations riveraines et de limiter les impacts liés aux différents aménagements.

Le programme intègre également une dimension de modernisation des services urbains. Elle passe notamment par la digitalisation des procédures, la production d’ortho photographies et le développement d’un système d’information urbain. Des études stratégiques sont également prévues pour renforcer la planification et améliorer la gestion des villes.
Le financement de ces actions repose sur plusieurs sources, notamment le budget d’investissement public de l’État, les ressources des collectivités territoriales décentralisées ainsi que l’appui des partenaires au développement, notamment la Banque mondiale . Des mécanismes de suivi et d’évaluation sont prévus afin de mesurer l’état d’avancement des projets et garantir une meilleure efficacité des investissements.

À l’échelle des deux principales métropoles camerounaises, les Contrats de ville représentent un engagement financier global de plus de 225 milliards de FCFA, répartis entre Douala avec 121 milliards de FCFA et Yaoundé avec 104 milliards de FCFA.
Avec ces conventions, le gouvernement entend renforcer la coordination des investissements urbains et inscrire le développement des villes dans une logique de planification, de responsabilité partagée et d’évaluation permanente. Pour Douala, ce cadre ouvre une nouvelle phase dans la mise en œuvre des projets destinés à bâtir une ville plus résiliente et mieux adaptée aux besoins des populations.
Natacha Mbarga
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