
Portée disparue depuis le 30 juin, Charlotte Meyo aurait succombé à une intervention médicale clandestine. Un vendeur de médicaments illicite et un taximan ont été interpellés.
L’issue dramatique de la disparition de Charlotte Meyo plonge ses proches et ses collègues de service dans le deuil. Âgée de 35 ans et chef de bureau du courrier au ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable (MINEPDED), la fonctionnaire publique n’avait plus donné de signe de vie depuis le 30 juin dernier.
Son corps sans vie a finalement été découvert le 25 juillet 2026 dans les eaux de la rivière Mfoulou, située au village Akak, dans le département de la Méfou-et-Afamba (région du Centre).
Les investigations menées par le service des Recherches judiciaires et de la Lutte contre le grand banditisme de la Première région de gendarmerie ont permis de faire la lumière sur les circonstances du décès.
Selon les premiers éléments divulgués par les enquêteurs, la jeune femme aurait succombé aux complications d’une intervention médicale clandestine pratiquée hors de tout cadre légal et sanitaire.
L’enquête de gendarmerie a rapidement conduit à l’interpellation de deux individus présumés impliqués dans l’affaire dont un vendeur de médicaments frauduleux, suspecté d’avoir réalisé ou administré les soins illégaux ayant entraîné la mort et un chauffeur de taxi, poursuivi pour complicité dans le transport ou la dissimulation du corps.
Sur autorisation du procureur de la République près le Tribunal de grande instance (TGI) de Mfou, dépêché sur les lieux après la découverte du corps, la dépouille de Charlotte Meyo a été restituée à sa famille éprouvée. La victime a été conduite à sa dernière demeure le week-end dernier.
Les deux suspects sont désormais mis à la disposition de la justice pour répondre des chefs d’accusation d’exercice illégal de la médecine, d’homicide involontaire et de recel de cadavre.
Peter Kum
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