cameroun – Crimes crapuleux à Baloum : Le Chef, son fils et 7 sujets, déférés à la prison de Bafoussam.


  • Direct Info
  • 21 juin 2026

Une arrestation d’un chef supérieur et de ses sujets, qui secoue en sourdine le commandement traditionnel dans l’Ouest du Cameroun. Sa Majesté Noussi Charly Pokam, Chef de Baloum, son fils Noussi Wamba Loïc, ainsi que sept de leurs sujets, ont été officiellement incarcérés à la prison centrale de Bafoussam.

Cette incarcération s’inscrit dans le cadre d’une garde à vue administrative de 15 jours, éventuellement renouvelable, ordonnée et signée par le Gouverneur de la région de l’Ouest, Awa Fonka Augustine. D’autant plus que, les faits et les interpellations, ont été matérialisés par l’autorité préfectorale.

La liste des personnes incarcérées.

La mesure de restriction de liberté frappe simultanément neuf individus identifiés comme co-auteurs, ou complices présumés des faits. Il s’agit de
Noussi Charly Pokam (Le Chef traditionnel),
Noussi Wamba Loïc (Fils du chef),
Fonkoua Bryan,
Numbe Alban,
Foka Kengni,
Tazifoe Tegang,
Paguy Victor,
Djoni Jordan et
Fotsi Alain.

Le Chef traditionnel et ses co-détenus, font face à des accusations criminelles particulièrement graves. Ils sont poursuivis pour les meurtres de Diffo Steve et de Kamta Bostel.

Les deux victimes avaient été appréhendées et accusées du vol de tôles. Selon les éléments de l’enquête préliminaire, elles auraient été soumises à un lynchage public, avant d’être brûlées vives par les accusés. Le recours à la garde à vue administrative par l’autorité gouvernorale, répond à des critères précis de préservation de l’ordre public.

Cette vague d’interpellations au sein d’une chefferie traditionnelle, marque la volonté ferme de l’État de sévir contre le phénomène de la « justice populaire ».

Les autorités administratives rappellent régulièrement que, nul n’a le droit de se rendre justice soi-même. Et que le lynchage, même de présumés malfaiteurs pris en flagrant délit, constitue un crime de sang, sévèrement puni par le Code pénal camerounais.

Peter Kum

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