Cameroun – Crise anglophone : Un policier abattu par les séparatistes à Fundong.


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  • 27 juin 2026

Le jeune fonctionnaire de police, identifié sous le prénom d’Oliver, a été surpris le jeudi 25 juin 2026, par le groupe armé séparatiste «Pythons du Boyo». Ses équipements militaires ont été emportés.

La violence a de nouveau frappé les forces de sécurité camerounaises dans la région du Nord-Ouest. Dans la soirée du jeudi 25 juin 2026, aux alentours de 20 heures, un jeune fonctionnaire de police prénommé Oliver, a perdu la vie après avoir été pris pour cible par un commando séparatiste à Fundong, le chef-lieu du département du Boyo.

Selon les informations rapportées par les médias locaux, l’attaque s’est produite au lieu-dit « Three Corners », un point névralgique de la localité. Le policier est tombé dans une embuscade minutieusement préparée, alors qu’il se trouvait dans une position isolée.

Après avoir abattu le fonctionnaire de police, les assaillants ont dépouillé la victime avant de battre en retraite. Le bilan matériel fait état du vol d’une arme de service, plusieurs munitions opérationnelles et un gilet pare-balles.

Ce mode opératoire est qualifié de « classique », par les experts sécuritaires de la zone, les groupes d’insurgés privilégient des attaques surprises et ciblées contre des éléments isolés des forces de défense et de sécurité (FDS), afin de récupérer du matériel militaire pour ravitailler leurs stocks.

L’attaque a été rapidement et officiellement revendiquée par les « Pythons du Boyo » (ou Boyo Pythons). Ce groupe armé séparatiste local, particulièrement actif ces derniers temps dans le département, y sème la terreur à travers des opérations de guérilla et des harcèlements réguliers.

Les Pythons du Boyo font partie d’une multitude de micro-factions armées décentralisées, à l’instar des Red Dragons ou des Tigers, qui opèrent de manière autonome dans les régions anglophones. Pour financer leurs activités, ces groupes recourent fréquemment à des enlèvements contre rançon, à des embuscades et à la levée de « taxes », forcées sur les populations civiles.

Cet incident rappelle que malgré le déploiement continu des forces armées camerounaises et les multiples initiatives de dialogue, l’intensité de la crise anglophone ; débutée en 2016-2017 ; reste vive dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les zones revendiquées sous le nom d’Ambazonie.

Le département du Boyo demeure l’un des épicentres de ce conflit de basse intensité, qui continue de provoquer de lourdes pertes humaines des deux côtés et le déplacement de centaines de milliers de civils.

Peter Kum

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