Cameroun – Décès de Clément Atangana : Les patriarches béti en colère.


  • Direct Info
  • 9 octobre 2026

La Fédération d’associations du patriarcat traditionnel béti du Cameroun dénonce des propos qu’elle juge offensants et tribalistes visant son président décédé.

Dans un communiqué signé le 7 octobre à 2026 à Yaoundé, elle appelle à la retenue et se réserve le droit d’engager des démarches judiciaires.

La mémoire de Clément Atangana est au centre d’une controverse depuis son décès, survenu le 4 octobre 2026 en France. La Fédération d’associations du patriarcat traditionnel béti du Cameroun (FAP-TBC), dont il était le président, dénonce des commentaires diffusés sur les réseaux sociaux et qu’elle estime attentatoires à sa dignité.

Dans son communiqué du 7 octobre 2026. l’organisation exprime d’abord sa « profonde douleur » et adresse ses condoléances à la famille du défunt, à ses proches, à sa communauté traditionnelle ainsi qu’au corps judiciaire. Magistrat hors hiérarchie et ancien président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana suscite depuis sa disparition des réactions contrastées.

La Fédération dit ne pas pouvoir garder le silence face à des publications qu’elle qualifie de « méprisantes » et d’« offensantes », estimant qu’elles sont empreintes de considérations tribalistes. Elle condamne ces propos avec fermeté et met en garde contre toute utilisation du décès pour alimenter la stigmatisation ou les tensions entre communautés.

Les signataires affirment ne pas vouloir répondre « au mépris par le mépris et à la provocation par la provocation ». Ils préviennent toutefois que cette posture ne doit pas être interprétée comme un signe de faiblesse. La FAP-TBC invite les auteurs des propos visés à y mettre fin et se réserve le droit de recourir aux voies appropriées pour défendre la dignité et la mémoire de son président.

Cette réaction intervient alors que le parcours de l’ancien président du Conseil constitutionnel fait l’objet d’appréciations divergentes. Si certains lui rendent hommage, d’autres critiquent son rôle dans le traitement des contentieux électoraux, notamment ceux de 2018 et de 2025.

La Fédération appelle enfin les Camerounais à la retenue et à la préservation de la paix sociale en cette période de deuil.

Natacha Mbarga

Commentaires sur Facebook


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Rester connecter

Inscrivez-vous à notre Newsletter pour recevoir les nouvelles articles par mail !

error: Content is protected !!