Cameroun – Edéa – Douala (68 km) : Voici la consistance des travaux à réaliser.


  • Direct Info
  • 5 novembre 2026

Le gouvernement camerounais a amorcé l’aménagement du Corridor Douala – Bangui, avec la reconstruction des sections Yaoundé – Édéa et Édéa – Douala.

La reconstruction de la section Edéa – Douala, avec le concours financier de l’Agence Française de Développement (AFD), de l’Union Européenne (UE) et de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), prévoit plusieurs activités.

C’est au cours d’une audience de restitution accordée par le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel NGANOU DJOUMESSI, le lundi 2 novembre 2026, que les contours du projet de reconstruction de la section Edea – Douala (sur la Route Nationale N°3) ont été abordés.

La mission conjointe de l’Agence Française de Développement (AFD), de l’Union Européenne (UE) et de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), était conduite par Monsieur Adrien VERON-OKAMOTO, Spécialiste principal des Transports au siège de l’AFD à Paris, en présence de Monsieur Jérôme NOTEBAERT, Directeur de l’AFD au Cameroun.

Le projet comprend entre autres, la reconstruction et la modernisation de la route entre Edéa et Douala, pour lui donner une structure de chaussée répondant aux besoins du trafic, avec recyclage des matériaux de la chaussée existante, mais aussi, plusieurs autres aménagements.

Parmi, le prolongement du boulevard urbain de Douala en 2×2 voies sur 6 km à la sortie du pont sur la Dibamba vers Edéa, afin de séparer les flux locaux et de transit, pour faire face à la poussée urbaine ; l’introduction de quatre créneaux de dépassement en 2×2 voies (d’une longueur cumulée de 6,6 km) tout au long de l’itinéraire pour fluidifier le trafic ; l’intégration des aménagements de sécurité routière en zones urbaines et interurbaines ; le remplacement des ouvrages hydrauliques en mauvais état, ou sous-dimensionnés, au regard des conditions climatiques actuelles, ainsi que d’autres mesures d’adaptation aux changements climatiques ; la construction d’un second pont et de ses accès sur la Dibamba ; la réhabilitation du pont existant sur la Dibamba ; la construction d’une station de pesage moderne et digitalisée, incluant des installations de pesage dynamique à haute vitesse, dans la localité de Missolé 2. En remplacement de celle de Yassa, supprimée du fait de la poussée urbaine et de la réalisation d’infrastructures de transport rural (routes communales, y compris les infrastructures de conservation, de stockage et d’exposition des produits agricoles, etc). Travaux à confier aux Petites et Moyennes Entreprises locales, et à exécuter essentiellement par les techniques de Haute Intensité de Main d’œuvre (HIMO), afin d’améliorer l’accès en toute saison des communautés de la zone d’influence du projet de ce corridor.

Outre ces actions, la mise en place de contrats d’entretien de long terme, fondés sur des niveaux de service pour l’infrastructure modernisée, ainsi que les services associés, est prévue.

Contrairement aux allégations infondées véhiculées sur les réseaux sociaux et reprises dans certains médias, le coût estimatif de tous ces travaux énumérés, avoisinerait les 174 milliards de FCFA.

D’autant plus que cette section Édéa – Douala a ceci de particulier qu’elle est située dans une zone humide. D’où les fortes dégradations observées actuellement. Ainsi, il faudrait y appliquer un changement de structure de chaussée adapté au volume du trafic en cours, en résolvant en même temps les problèmes d’infiltration des eaux dans la chaussée.

Source MINTP

Commentaires sur Facebook


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Rester connecter

Inscrivez-vous à notre Newsletter pour recevoir les nouvelles articles par mail !

error: Content is protected !!