
Dans une sortie au vitriol, publiée ce vendredi 26 juin 2026, l’universitaire et homme politique camerounais, Pr Jean Bahebeck, remet ouvertement en cause la véracité de l’incident survenu à la CRTV. Il y voit une manœuvre de diversion.
Les vagues de réactions se multiplient au lendemain des événements qui ont secoué la Cameroon Radio Television (CRTV). La dernière en date, et non des moindres, est celle du Professeur Jean Bahebeck. Connu pour son franc-parler, le chirurgien orthopédiste, enseignant agrégé des universités et figure politique de l’opposition, a partagé ce vendredi une analyse particulièrement sceptique sur sa page Facebook officielle.
Pour le Pr Bahebeck : « L’incident survenu au sein de la chaîne à capitaux publics ne relève pas d’une faille de sécurité, mais d’une pure construction narrative. L’incident qui s’est produit à la CRTV semble trop beau, pour être vrai ; et relève probablement d’une mise en scène visant à détourner l’attention de l’opinion publique ». Tranche-t-il d’entrée de jeu.
Pour appuyer sa thèse, l’homme politique s’étonne de l’absence de mesures d’exception, indispensables selon lui en cas de menace réelle contre un organe de souveraineté aussi stratégique que la télévision nationale ; dont pas d’état de panique généralisé constaté au sommet de l’État, absence d’un dispositif sécuritaire drastiquement renforcé à l’échelle de la capitale, ou du pays tout entier et aucun couvre-feu militaire ou civil imposé dans la foulée.
L’autre argument brandi par l’universitaire repose sur l’efficacité historique de l’appareil sécuritaire camerounais. Selon lui : « il est techniquement improbable qu’une intrusion, ou un incident de cette envergure ait pu échapper aux radars de l’État, sans une forme de tolérance ou de planification supérieure ».
« Il est important de se rappeler que le Cameroun dispose de l’un des meilleurs services de renseignements au monde » : rappelle le Professeur Bahebeck.
En conclusion de sa sortie digitale, le leader politique invite les Camerounais à ne pas succomber à l’émotion collective et à garder les yeux fixés sur les véritables priorités du moment. Pour lui, le feuilleton de la CRTV ne serait qu’un écran de fumée : « Ne nous laissons pas distraire, alors que les véritables enjeux sociopolitiques sont ailleurs ».
Une prise de position forte qui promet d’alimenter les débats devenus très houleux dans les états-majors politiques et sur les plateaux de télévision.
Peter Kum
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