Cameroun – Filière poisson : Transformer pour réduire les pertes et créer la valeur.


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  • 9 octobre 2026

À Douala, la transformation apparaît comme une piste pour limiter les pertes dans la filière poisson et mieux valoriser la production locale.

Le sujet a été abordé le 6 octobre 2026, lors d’un séminaire organisé par l’Agence nationale de normalisation et de réglementation (ANOR), en partenariat avec la CONA-COOP-CA.

Pour les pisciculteurs et les acteurs de la pêche, le poisson frais reste le principal débouché. Mais sa durée de conservation limitée complique la commercialisation. Lorsque les ventes tardent, une partie de la production risque de se perdre.

C’est sur cette difficulté que les participants ont été sensibilisés. Parmi les solutions présentées figure la transformation du poisson en saucisses, saucissons ou encore en conserves. L’objectif est double : prolonger la durée de conservation et diversifier l’offre proposée aux consommateurs.

Pour Anne Banag, ingénieure halieute et membre de la CONA-COOP-CA, la transformation peut également permettre aux producteurs de se positionner sur de nouveaux marchés.

La mise en conserve, notamment, pourrait leur donner la possibilité de proposer leurs propres produits finis sur un segment où les produits importés occupent encore une place importante.
« Les producteurs n’utilisent pas généralement toutes les techniques « . Selon l’intervenante, la transformation ne nécessite pas systématiquement des équipements industriels lourds. Certaines techniques peuvent être adaptées aux moyens disponibles, en fonction des volumes produits et des capacités des acteurs.

L’enjeu est donc de réduire les pertes après la pêche tout en créant davantage de valeur à partir de la production locale. La transformation peut aussi permettre de répondre à une demande plus diversifiée et d’explorer de nouveaux débouchés commerciaux.

La rencontre de Douala s’inscrivait dans un séminaire consacré à la sensibilisation et au renforcement des capacités des acteurs des coopératives. Les échanges ont notamment porté sur la qualité, la normalisation ainsi que les pratiques de production et de transformation.

La session était conduite par Karelle Tchindje, chef d’antenne régionale du Littoral et représentante de la directrice générale de l’ANOR. Coopérateurs, experts et partenaires ont pris part aux échanges.

Pour les producteurs, le défi est désormais de passer de la sensibilisation à la pratique. Mieux conserver, mieux transformer et surtout mieux valoriser le poisson produit localement constitue l’une des pistes pour renforcer la compétitivité de la filière.

Natacha Mbarga

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