
La signature de la convention cadre et du mandat d’arrangement entre la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) et BGFI BANK Cameroun, pour un financement du Projet CSTAR à Kribi, à hauteur de 118,2 milliards de F CFA, a eu lieu le 4 novembre 2025 à Yaoundé.

En effet, depuis le 17 juillet 2025, la SNH a lancé à Lolabé, à quelques kilomètres seulement du Port en eau profonde de Kribi, un ambitieux projet de construction d’une nouvelle raffinerie de pétrole, dénommé CSTAR, d’une capacité de production estimée à 30 000 barils par jour, soit environ 1,5 millions de tonnes par an. Représentant un investissement global de près de 350 milliards de FCFA, soit 621,96 millions de dollars américains.

C’est dans cette optique que BGFI Bank, en sa qualité de partenaire financier stratégique de l’Etat du Cameroun dans l’accompagnement des projets structurants et porteurs de croissance durable, a été sollicité par l’Administrateur Directeur Général de la SNH, le Ministre Adolphe Moudiki, notamment par le biais de l’apport en fonds propres de l’actionnaire majoritaire, à hauteur de 118,2 milliards de FCFA, soit 210 millions de dollars américains.

Satisfait de cette confiance renouvelée à BGFI Bank, pour son expertise reconnue en financements structurés, en syndication bancaire et en accompagnement des projets d’envergure dans les secteurs de l’eau, de l’énergie et des infrastructures, l’Administrateur Directeur Général de BGFI BANK, Abakal Mahamat, rassure : « Nous nous engageons à mobiliser les fonds nécessaires dans un délai de 90 jours, adossé à un ensemble de sûretés. Notre mission consistera alors à structurer le schéma global de financement de la participation de la SNH à hauteur de 118,2 milliards de FCFA, en assurant le conseil financier, en mobilisant les ressources nécessaires auprès des institutions financières locales et régionales, tout en coordonnant l’ensemble du dispositif financier de manière efficiente et rigoureuse. En accompagnant ce projet, BGFI BANK Cameroun confirme alors son ambition, qui est celle d’être la banque d’un développement durable, solide et performant ; au service de la transformation du Cameroun ».

En sa qualité de représentante personnelle de l’Administrateur Directeur Général de la SNH, madame Nathalie Moudiki, qui est par ailleurs Présidente du Conseil d’Administration de CSTAR, va saluer l’engagement de BGFI Bank dans ce projet, depuis sa conception jusqu’à ce jour. Elle précise d’ailleurs que : « BGFI Bank va nous apporter son expérience, sa crédibilité et davantage son réseau financier, pour contribuer à développer le projet CSTAR. Cette convention cadre constitue un outil précieux pour la suite de nos activités, car elle garantit la structure de l’investissement apporté par la SNH, ouvre la possibilité à la participation d’autres entreprises bancaires au financement du projet, et par ailleurs améliore l’efficacité des transactions… Nos partenaires de référence, à l’instar de la société GPS qui a construit des raffineries pour Dangote au Nigéria entre autres, arrivent au Cameroun dans deux semaines. C’est une preuve de leur détermination inébranlable à respecter le cahier de charges. Et cela doit davantage nous galvaniser. Nous devons et nous pouvons avancer sereinement et efficacement, pour tenir les délais annoncés. C’est dans l’intérêt de notre pays ».

Pour mémoire, le Projet CSTAR, qui a connu la pose de sa première pierre, le 17 juillet 2025 à Lobabé Kribi, revêt une importance capitale pour les économies du Cameroun en particulier et de la sous région Afrique centrale en général. Il s’inscrit clairement dans la compensation de l’absence de capacités locales de raffinage du pétrole camerounais, depuis l’incendie de la SONARA en 2019 ; dans la réduction de notre dépendance aux importations de produits pétroliers, en substituant jusqu’à 30 % des volumes actuellement importés ; dans la création de plus de 2 000 emplois directs, générant ainsi un impact socio-économique significatif ; dans la réalisation des économies budgétaires estimées à près de 150 millions de dollars américains par an en termes de devises étrangères ; dans l’apport d’environ 150 milliards de FCFA, par an, en termes de recettes issues des exportations marines et pétrochimiques ; avec une contribution additionnelle au PIB national évaluée à 0,94 %. Et enfin, dans le développement des compétences locales, ainsi que dans la structuration des écosystèmes de fournisseurs au niveau de la sous-région d’Afrique centrale. Ce projet devrait être mis en service d’ici juin 2028.
Samuel Bondjock
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