
Selon plusieurs sources crédibles, Clément Atangana, le président du Conseil constitutionnel du Cameroun est décédé ce dimanche 4 octobre 2026, aux environs de 5 h 22, en France, où il recevait des soins. Il était âgé de 85 ans.
Le Cameroun perd un magistrat chevronné, une grande figure de ses institutions et un fils dont le parcours aura profondément marqué l’histoire judiciaire et institutionnelle du pays.
Né le 20 septembre 1941 à Ekoumeyeck, dans l’arrondissement de Ngomedzap, département du Nyong-et-So’o, Clément Atangana aura consacré plus d’un demi-siècle au service de la justice.
Entré dans la magistrature en décembre 1968, il a gravi les différents échelons de l’appareil judiciaire, exerçant notamment comme président de tribunal, procureur général, conseiller à la Cour suprême et président de la Chambre administrative de cette haute juridiction.
Son parcours l’a ensuite conduit au sommet des institutions. En février 2018, il est nommé premier président du Conseil constitutionnel, fonction qu’il conservera après son renouvellement en janvier 2024. À la tête de cette institution, il aura incarné pendant plusieurs années l’une des figures centrales de l’architecture constitutionnelle camerounaise.
Mais derrière le haut magistrat et le responsable institutionnel demeurait un fils du terroir, profondément attaché à Ngomedzap et au Nyong-et-So’o. Dans cette partie du pays, son nom restera associé à un parcours construit dans la rigueur, la compétence et le service de l’État.
À 85 ans, Clément Atangana laisse derrière lui huit enfants, une famille éprouvée et une mémoire qui dépasse désormais les murs des institutions qu’il a servies.
Le patriarche s’en est allé. Mais son parcours demeure, comme une trace laissée par un homme qui aura consacré sa vie à la justice et à la République.
Théophile NGONDI
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