
Un atelier de renforcement des capacités des professionnels des médias, pour une meilleure maîtrise des thématiques portant sur la tuberculose pharmaco résistante (TB-MR), s’est tenu ce 12 mars 2026, au siège de l’Ong Fis Camerooun, à Yaoundé.

Sous la conduite du Directeur exécutif de l’Ong Fis Cameroun, Bertrand Kampoer, et avec l’encadrement scientifique du Dr Makondi Daniellle, Chef d’unité TB-MR au Programme national de lutte contre la tuberculose (PNLT), une vingtaine de journalistes de plusieurs medias confondus, ont été suffisamment outillés sur les enjeux et défis de cette tueuse silencieuse. Dans le but de susciter en eux un engagement médiatique certain, dans cette lutte acharnée pour la sensibilisation des communautés. Ceci passe par l’amélioration et la fréquence de leurs productions médiatiques sur la tuberculose pharmaco résistante, qui affiche d’ailleurs des statistiques les plus inquiétantes au Cameroun en particulier et dans le monde en général.

Selon le rapport annuel 2024 du PNLT, 188 personnes seulement ont été diagnostiquées TB-MR, sur une prévision de 650 cas attendus. Soit un record de 71% de personnes qui n’arrivent toujours pas à se faire diagnostiquer, mais qui vivent pourtant en communauté, traînant avec eux des risques enormes de contamination. Et sur ces cas diagnostiqués, seulement 133 cas ont été mis sous traitement, soit 70,7%. D’où l’urgence d’intensifier la communication de proximité, avec l’appui des professionnels de l’information, pour briser les chaînes de la stigmatisation, afin de démystifier la tuberculose pharmaco résistante, qui est un véritable problème de santé publique au Cameroun.

C’est donc dans ce contexte que le projet RESPECT (Appui à la mise en oeuvre d’initiatives communautaires), piloté par l’Ong Fis Camerooun, en partenariat avec le PNTL, vise à accroître la demande de services de lutte contre la tuberculose ; à promouvoir l’équité ; à améliorer la qualité des soins à travers un plaidoyer coordonné, avec un suivi assuré par les communautés.
Visiblement satisfaite de cette formation accordée aux professionnels des médias, Dr Makondi Daniellle, précise que : « Il était question pour nous, dans le cadre de cet atelier, d’entretenir les Hommes de medias sur la tuberculose pharmaco résistante, qui est encore mal connue du grand public.il s’agit en effet d’une forme aggravée de la tuberculose, qui se manifeste par une résistance aux 03 molécules phares du traitement de la tuberculose sensible. Ce qui est déjà bon à savoir c’est que cette maladie se traite bel et bien dans les centre hospitaliers spécialisés. Et ce traitement est gratuit, car entièrement subventionné par l’État. Heureusement, avec les grandes avancées de la science aujourd’hui, nous avons des outils moléculaires qui nous permettent de faire des diagnostics rapides de la TB-MR, en 2 heures de temps ; et être rapidement mis sous traitement. Nous avons des équipes spécialisées pour la prise en charge de ces patients jusqu’à la guérison totale, avec une disponibilité permanente des médicaments. Voilà pourquoi les journalistes doivent nous accompagner dans cette lutte, afin de porter me message, la bonne information au dernier kilomètre, afin de sauver des vies. Pour conclure, nous disons que tous les malades de tuberculose sensible, doivent très bien suivre leur traitement jusqu’à la fin, afin d’éviter des complications qui peuvent aboutir à la TB-MR ».

Samuel Bondjock.
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