
Sous la présidence du ministère de l’habitat et du développement urbain, représenté ici par son Secrétaire général, le Pr Mathurin NNA, représentant personnel de Madame le Ministre Célestine KETCHA COURTÈS, le tout premier Comité de Pilotage (COPIL) du Projet Villes et Gestion Foncière Durables (PVGFD), s’est tenu ce mardi 22 septembre 2026, à l’hôtel Djeuga Palace de Yaoundé.

Doté d’un financement global de 200 millions de dollars, soit 120 milliards de FCFA, sous financement de la Banque mondiale, le PVGFD, mis en œuvre sur une durée de 6 ans, vise à améliorer l’accès à des infrastructures résilientes au changement climatique dans les villes de Douala et Yaoundé ; en modernisant l’administration foncière dans des zones urbaines ciblées.

Il s’agit en effet d’une continuité du Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR), qui intégre de manière plus systématique la planification urbaine, la sécurisation foncière et la gestion des risques environnementaux et sociaux. Ce nouveau projet vient répondre beaucoup plus efficacement aux défis d’une urbanisation rapide, aux déficits en infrastructures, aux problèmes d’assainissement et de drainage, ainsi qu’aux effets du changement climatique, qui fragilisent actuellement les villes camerounaises.

De manière opérationnelle, la mise en œuvre du PVGFD dans la ville de Douala, portera notamment sur la réalisation de 14,02 km de voiries et 10 km de drains structurants, avec des interventions sur le Boulevard Urbain Est : Phase 1 (Marché Madagascar – Total Ndogpassi, 2,5 km) et la Phase 2 (Total Ndogpassi – Total Nkolmbong, 3,82 km). Avec une Rocade de 10 km, sur la Section 1, du Rond-point MAETUR Bonamoussadi – Beedi Haute Tension (6,5 km) et la Section 2, de Beedi – Marché PK 10 (1,2 km). S’agissant du Drainage, il est également prévu la Construction de 4 km et de 6 km de drains, dans le bassin versant de Bobongo. Drains hérités du PDVIR, dans la poursuite des travaux dans les Communes de Douala 3ème et Douala 5ème.

Pour la ville de Yaoundé, le PVGFD ambitionne construire et où réhabiliter près de 13 km de voiries structurantes, en complément des infrastructures héritées du PDVIR. Il s’agit entre autres d’un Tronçon 1 de 3,46 km, concernant : la Boucle Nkolbikok et les linéaires Carrefour MEEC – GP ; Marché Melen – Total Melen – Mini Ferme – MATGENIE ; et bretelle Chapelle Elig-Effa. En plus d’un
Tronçon 2, de 4,6 km, qui concerne le Raccordement de la boucle Nkolbikok ; Total Melen – EMIA – Maison du Parti – MINFOPRA ; et la bretelle Lycée Ngoa-Ekelle.

Le
Tronçon 3 quant à lui, long de 1,7 km, concerne le Raccordement PDVIR ; Petit Marché Madagascar – Carrefour Yoyo Bar. Avec des zones de proximité, allant de Entrée MIPROMALO – Collège ISEIG (1,5 km) ; et Carrefour Boumnyebel – Don Bosco (1,7 km). L’Axe structurant du Petit Marché Mimboman vers Nkolmesseng est également concerné par ces travaux, avec un élargissement en 2×2 voies, vers l’entrée FEICOM sur un linéaire de 1,1 km. Les voies héritées des aménagements dans les Communes de Yaoundé 5 et Yaoundé 7.
Il faut dire que ce premier Copil puise toute sa l’égalité sur l’arrêté n°157/CAB/PM du 04 novembre 2025 portant création, organisation et fonctionnement du PVGFD, signé du Premier Ministre, Chef du gouvernement, Chief Dr Joseph Dion Ngute.

À cet effet, ce Comité de pilotage constitue l’instance de pilotage stratégique du projet, placée sous l’autorité du MINHDU. Il lui revient d’assurer la direction globale des orientations stratégiques, d’examiner et d’approuver les Plans de Travail et Budgets Annuels (PTBA), les rapports périodiques, les manuels d’opérations et de procédures, ainsi que de suivre la performance des différents sous-projets.
Dans son discours de circonstance, le représentant personnel de Madame le Ministre a précisé que : « La présente session doit donc être comprise comme une véritable session de travail et de décision ». Appelant ainsi les autres responsables des administrations membres de ce Copil : « à des échanges francs, constructifs et surtout orientés vers les résultats ».

Astreint à un impératif de performance, conformément aux exigences de la Banque mondiale, le Pr Mathurin NNA, au nom de Madame le Ministre, à rappeler que : « Le PVGFD doit être un projet de résultats. Chaque activité doit concourir à l’atteinte d’un résultat clairement identifié et mesurable… Nous devons éviter que des activités restent durablement au stade des études, des procédures ou des préparatifs. Il nous faut progressivement passer à une phase de concrétisation des interventions sur le terrain… Les ressources mobilisées dans le cadre du PVGFD, sont destinées à financer des interventions qui doivent produire des résultats tangibles au bénéfice des populations. Elles doivent, à ce titre, être gérées avec la plus grande rigueur ».
C’est avec toutes ces balises, que doivent effectivement avancer les travaux dans les villes de Douala et Yaoundé.
Samuel Bondjock
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