
Manaouda Malachie, Ministre de la Santé publique, était face aux députés ce 19 juin 2026 à l’Assemblée nationale, à l’occasion de la séance plénière consacrée aux questions orales.
Interpellé sur plusieurs préoccupations liées à l’accès aux soins, à la prise en charge des maladies non transmissibles et à la sécurité sanitaire des aliments, le membre du gouvernement a apporté des clarifications sur les mesures mises en œuvre pour répondre aux attentes des populations.
Parmi les sujets ayant retenu l’attention des parlementaires, figure la prise en charge des patients souffrant d’insuffisance rénale chronique.
Répondant aux préoccupations relatives aux frais supportés par certains malades dans les centres de dialyse, le Ministre a rappelé qu’aucune perception financière en dehors du cadre réglementaire n’est autorisée dans les formations sanitaires publiques.
Il a toutefois précisé que certains montants évoqués concernent des actes médicaux spécifiques, notamment la pose de la fistule artério-veineuse, préalable aux séances de dialyse.
Le membre du gouvernement a réaffirmé la fermeté des autorités sanitaires face à toute pratique irrégulière.
Les échanges ont également porté sur la lutte contre les maladies non transmissibles, notamment le diabète, l’hypertension artérielle, les maladies cardio-vasculaires et certains cancers.
Face à la progression de ces pathologies, le Ministre a présenté les réformes engagées pour renforcer la prévention, le dépistage et la prise en charge. Il a notamment évoqué le déploiement de la stratégie PEN-Plus, l’amélioration de la surveillance sanitaire, à travers la plateforme DHIS2, ainsi que l’élaboration d’un plan stratégique multisectoriel destiné à répondre au double fardeau des maladies infectieuses et chroniques.
Sur la question de la sécurité sanitaire des aliments, Manaouda Malachie a insisté sur le renforcement des contrôles des produits destinés à la consommation et sur les mesures visant à promouvoir des habitudes alimentaires plus favorables à la santé.
Pour le gouvernement, la prévention demeure un levier essentiel dans la lutte contre les maladies liées à l’alimentation.
Au-delà des réponses apportées aux députés, les échanges ont mis en lumière des défis sanitaires de plus en plus préoccupants.
Selon les données relayées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les maladies non transmissibles sont aujourd’hui responsables d’environ 43% des décès au Cameroun.
Un constat qui illustre l’ampleur de la transition épidémiologique en cours. En rappelant l’urgence de renforcer les politiques de prévention, de dépistage précoce et d’accès aux soins spécialisés, pour répondre aux besoins croissants des populations.
Natacha Mbarga
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