
Le chantier de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen a occupé le devant de la scène ce 23 avril 2025 à Yaoundé, à l’occasion de la 10e réunion du Comité Interministériel de Pilotage (COPIL) présidé par la ministre de l’Habitat et du développement urbain, Célestine Ketcha Courtès.

Face aux membres du gouvernement, aux représentants des collectivités territoriales décentralisées, et aux entreprises contractantes, la présidente du COPIL a d’emblée planté le décor de ce projet structurant, mais encore entravé par des pesanteurs administratives. Saluant la présence du Ministre des Travaux publics, vice-président du COPIL, comme le signe d’une coopération exemplaire, la Ministre a exhorté l’ensemble des parties prenantes à redoubler d’efforts. Car, même si plusieurs avancées sont à mettre à l’actif dr ce comité, notamment la signature de certains contrats de travaux et la disponibilité des financements pour plusieurs lots, le projet reste suspendu à des formalités encore non abouties. Il s’agit notamment du décret d’expropriation, du visa de maturité du projet et de la validation de certains avenants techniques essentiels à la pourssuite des travaux.
D’un point de vue technique, la Ministre a rappelé que l’ouvrage est divisé en trois lots couvrant au total linéaire de près de 13 kilomètres entre l’échangeur d’Ahala et la sous-préfecture de Tsinga, en passant par les carrefours 3 statues et la poste centrale.
Cette infrastructure vise, entre autres, à réduire le temps de parcours entre le centre de Yaoundé et l’aéroport international de Nsimalen, tout en fluidifiant le trafic urbain dans une capitale qui connaît une pression démographique constante.
Cependant, la Présidente du COPIL n’a pas éludé les obstacles. L’absence de l’Unité de Gestion du Projet, la suspension des travaux sur le site d’Olézoa, et le retard dans la signature de certaines conventions, freinent considérablement le lancement effectif des travaux sur le terrain.

Malgré cela, quelques actions concrètes ont été initiées par le MINHDU avec des ressources issues du Budget d’Investissement Public. Elles concernent notamment le recalibrage du canal du Bois Sainte Anastasie ; l’aménagement temporaire de certaines voies ; et la préparation des sites de relogement pour les populations affectées.
Tout en réaffirmant son engagement total dans la bonne marché de ce projet, Célestine Ketcha Courtès a appelé les autres membres du COPIL à traiter avec célérité les points d’achoppement encore en suspens. Pour elle, seule une mobilisation conjointe, soutenue par un esprit de responsabilité et de solidarité interinstitutionnelle, permettra de sortir ce projet de l’ornière. Dans un contexte où l’urbanisation rapide de Yaoundé exige des réponses structurelles fortes, l’achèvement de cette section urbaine apparaît comme une urgence stratégique.

Ainsi, au-delà du symbole d’une volonté politique renouvelée, cette 10e réunion du COPIL aura surtout été l’occasion d’un rappel ferme, selon lequel, les défis logistiques et administratifs ne pourront être surmontés qu’à la faveur d’une volonté collective de faire aboutir un projet attendu depuis trop longtemps par les populations de la cité capitale politique du Cameroun.
Rosine Yémélé
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