
Dans une tribune libre signée le 30 août 2026 à Batouri, l’ancien Ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative, Michel Ange ANGOUING, Magistrat hors hiérarchie, actuellement Conseiller technique au Ministère de la justice, parle du Président de la République du Cameroun, Paul Biya, comme un mendiant de la paix.
PAUL BIYA : LE MENDIANT DE LA PAIX.
IL n’y a pas une race de donneurs de coups et une race d’encaisseurs, les rôles et les acteurs peuvent changer à tout moment.
Personne n’a le monopole de la violence.
Le pouvoir et l’argent, encore moins la ruse, ne garantissent pas toujours la victoire.
Nous avons ( pensons-nous), des boucliers pour nous protéger. Mais en avons-nous suffisamment pour protéger nos enfants et nos petits enfants demain ?
Personne n’a intérêt à trop tirer sur la corde.
Nous parlons tous les jours de la paix, de l’intérêt qu’il y’a, à préserver la paix. Mais, nos comportements, au quotidien, dans nos activités respectives, participent plutôt à mettre en péril la paix sociale et la tranquillité publique.
Nous ne pouvons pas parler de paix et dilapider en même temps la fortune publique.
Nous ne pouvons pas parler de paix et rester indifférents, insensibles aux cris, aux difficultés sans solutions, des populations.
Nous ne pouvons pas parler de paix et en même temps entretenir, soutenir et encourager la haine à travers les médias et autres réseaux sociaux !
On clochardise à dessein les hommes de médias, pour mieux les tenir et les manipuler dans les combats fratricides.
Quel dommage pour un si grand Pays !
Nous devons avoir l’humilité de marquer un temps d’arrêt, de nous reconcilier avec nous mêmes, avec la nation, et repartir sur des bases plus saines.
C’est un impératif. Ceux qui espèrent gérer la République demain, devraient œuvrer dans le sens de la promotion d’une société plus juste et rassurante ; avec pour seul objectif l’atteinte du bonheur pour tous et pour chacun.
C’EST DIRE EN CLAIR QUE CHACUN DE NOUS, OÙ QU’IL SE TROUVE, DOIT FAIRE SON DEVOIR, TOUT SON DEVOIR ET RIEN QUE SON DEVOIR.
Les institutions de la République et ceux qui les incarnent ont l’obligation légale et morale, d’en créer les circonstances et les conditions.
La situation actuelle où l’on a l’impression que l’autorité de l’état est dans la rue, n’honore ni le Cameroun, ni ceux là qui pensent que c’est le chemin qui mène au pouvoir, ou qui garantit la sécurité, l’immunité, ou l’impunité. Les dégâts collatéraux peuvent être désastreux.
SI LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EST LE MENDIANT DE LA PAIX, ACCEPTONS HUMBLEMENT D’EN ETRE LES ARTISANS ET LES PARTISANS.
Les locomotives connues de la République, ou les figures les plus visibles, devraient prêcher par le bon exemple. Mieux vaut tard que jamais.
ET CE SERA JUSTICE.
Union de prières pour la santé et pour la paix.
Michel Ange ANGOUING.
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