
Un nouveau développement sécuritaire suscite la vigilance dans le Golfe de Guinée. Blaise André Nicolas (désigné également sous le nom complet de Blaise Francis André Nicolas), un ressortissant de nationalité française, a été interpellé et placé sous enquête en Guinée équatoriale, pour des présomptions d’espionnage, selon des informations rapportées par le média local Real Equatorial Guinea et relayées entre les 21 et 23 octobre 2026.

Selon les éléments d’enquête préliminaires divulgués par les services de sécurité équato-guinéens, le suspect serait entré sur le territoire national muni d’un e-visa touristique. Après un séjour de quatre jours à Malabo, il se serait rendu au Cameroun avant de repasser la frontière équato-guinée par le poste de Río Campo.
C’est notamment son passage dans la localité de Yengue (ou Yengoué), située à proximité du fleuve Ntem, qui a éveillé l’attention des forces de sécurité. L’endroit se trouve à proximité immédiate de positions militaires équato-guinéennes et en face d’un poste de la marine nationale camerounaise positionné sur la rive opposée.
Au cours des fouilles et des interrogatoires, les enquêteurs affirment avoir saisi des documents jugés compromettants des cartes détaillées de la partie continentale de la Guinée équatoriale, ciblant spécifiquement les zones frontalières stratégiques avec le Cameroun et le Gabon, ainsi que des schémas manuscrits.
L’analyse de son téléphone portable aurait révélé 29 numéros de téléphone locaux appartenant à des employés des aéroports de Malabo et de Bata, des chauffeurs de taxi, ainsi que des résidents de Río Campo — alors même que l’intéressé soutenait initialement ne connaître personne dans le pays.
Pour justifier sa présence dans ces zones sensibles, le ressortissant français, qui se présenterait par ailleurs comme tatoueur, a affirmé aux enquêteurs vouloir effectuer des prospections en vue d’investissements dans le secteur de l’aviculture. Il a également soutenu que les cartes saisies lui auraient été remises par un compatriote.
À ce stade de la procédure, ces éléments demeurent des allégations formulées par les services de sécurité équato-guinéens et ne constituent pas des faits judiciairement établis.
Aucune confirmation officielle n’a encore été rendue publique par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères à Paris, ni par les autorités judiciaires indépendantes. L’affaire suit son cours au niveau des services d’investigation de Malabo.
Peter Kum
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