
L’armée camerounaise affiche sa fermeté face aux dérives comportementales de certains de ses éléments. Un officier supérieur, identifié nommément par plusieurs sources concordantes, arborant le grade de Sous-Lieutenant et chef de détachement de la prestigieuse brigade du Quartier Général (BQG) de Yaoundé, a été formellement mis aux arrêts et placé en détention. Il est accusé du viol d’une jeune fille mineure, âgée de 15 ans dans la localité de Nachtigal.
Le drame, qui suscite une profonde indignation, s’est noué au cœur des installations du barrage hydroélectrique de Nachtigal, une infrastructure hautement stratégique, située sur le fleuve Sanaga, à la lisière de la région du Centre, près de la localité de Ntui.
Le déroulement des faits, survenus dans l’après-midi, s’articule ainsi qu’il suit : la victime, âgée de 15 ans, s’est rendue au sein du camp, au niveau des bâtiments administratifs du détachement militaire chargé de la sécurisation du barrage. C’est à l’intérieur de ces locaux sécurisés que l’officier aurait abusé de la vulnérabilité de l’adolescente. Immédiatement informés du crime, les proches de la victime et les responsables locaux ont saisi la chaîne de commandement.
Consciente de la gravité des faits et du risque d’atteinte à l’honneur des Forces de défense, la haute hiérarchie militaire a réagi avec une extrême célérité. L’affaire a été immédiatement prise en main au plus haut niveau.
Le Ministère de la Défense (MINDEF) a diffusé un communiqué officiel confirmant l’arrestation immédiate du suspect et son placement en cellule de détention préventive et l’ouverture d’une enquête judiciaire approfondie confiée aux services de la gendarmerie et de la sécurité militaire (SEMIL).
Compte tenu du statut du suspect, l’affaire a été immédiatement réorientée et sera jugée devant le Tribunal militaire compétent, où l’officier risque la destitution et de lourdes peines de prison fermes, pour viol sur mineure avec abus d’autorité.
Cet incident intervient alors que le chantier et les installations de Nachtigal représentent un fleuron de l’économie nationale, placé sous haute protection civilo-militaire. Au Cameroun, les affaires de violences sexuelles impliquant des dépositaires de l’autorité publique et des mineurs, provoquent régulièrement de vifs mouvements de réprobation sur les réseaux sociaux et au sein des organisations de défense des droits des enfants.
En communiquant de manière rapide et transparente sur cette interpellation, le commandement militaire camerounais réaffirme son engagement envers la charte de bonne conduite des troupes et sa politique de tolérance zéro, face aux crimes de mœurs.
Peter Kum
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